Myamoto en chef d'orchestre, une télécommande blanche à la main, pas de doute, c'est la présentation du géant nippon qui commence... Tout le monde en parle, les professionnels du jeu vidéo sont à Los Angeles pour tâter du pad en exclusivité. L'E3 qui, sans conteste, avec le Tokyo Game Show, reste la plus grande vitrine du savoir faire de l'industrie vidéoludique, nous réserve encore une fois bien des surprises. Depuis nos fauteuils, on n'a pas manqué de suivre la conférence de presse (hop la grosse vidéo) de l'imminente "wii", ex "révolution", dont on attendait beaucoup de sa manette pour le moins particulière. La curiosité déjà titillée passe aujourd'hui en mode quasi-orgasmisque, tant les innovations laissent entrevoir des possibilités en termes de game design. Golf, tennis, batterie, engins en tout genre, armes à feux, armes blanches, batte de baseball, raquettes de tennis, canne à pêche, c'est bien simple, tout est jouable pour de vrai, à grand coups de mouvements dans le vide, grace au fameux contrôleur. Exit le pad, vive le mouvement, pour qu'enfin, l'on puisse "croire au jeu". Ne rigolez pas, chez Nintendo, ce n'est plus une histoire de graphisme, mais de ressenti. Si les trailers restent un peu caricaturaux (le joueur va jusqu'à se planquer derrière son fauteuil), le fun semble bel et bien être au rendez-vous. La firme de Mario semble décidée à changer les habitudes et faire enfin du jeu vidéo un mass media, touchant toutes les générations. Ca tombe bien, "Wii" sonne définitivement collaboratif et fédératif. D'ailleurs, en parlant d'oreille, ces salops avaient plaqué une enceinte dans la manette, histoire d'entendre décocher votre flèche dans le prochain Zelda. Vivement Noël.