Caractérisé par une implication bien plus forte des utilisateurs, le web 2.0 offre à tous la possibilité de participer à la valeur de ces nouvelles plateformes. Passant du statut de spectateurs à celui d’acteurs, les internautes d’aujourd’hui ont l’habitude de créer, personnaliser et collaborer. Espace d’échanges, la plupart des nouveaux services encouragent donc leurs visiteurs à commenter, noter, annoter ou télécharger tout type de contenu. Agrégées autour d’un même site, les contributions personnelles font donc la richesse et le succès des projets 2.0, résolument communautaires. Figure emblématique du travail collaboratif, l’encyclopédie en ligne Wikipedia permet par exemple à chacun de modifier ou créer de nouvelles pages. Nouveaux moyens d’expressions, les « blogs » et les « micro-blogs » permettent aussi de très facilement créer et publier du contenu sur internet. S’il fallait auparavant maîtriser la technologie pour pouvoir être visible sur la toile, il n’est ici plus question que d’usages et d’envies. Centrés sur l’utilisateur, les services en ligne intègrent souvent des outils intuitifs et transparents, accessibles aux néophytes. Mettre en ligne photos et vidéos n’a jamais été aussi facile, et des portails tels que « Youtube » ou « Flickr » hébergent une quantité impressionnante de fichiers.
C’est également la fin des sites rigides, où les fonctionnalités sont imposées aux utilisateurs ! De nouvelles possibilités de paramétrage permettent à présent de personnaliser un espace personnel ou de filtrer le contenu affiché. Sur des sites tels que NetVibes, iGoogle, Live ou Yahoo 360, VOUS décidez de ce que vous voulez voir à l’écran, et vous l’agencez selon vos envies ou vos besoins. « Customisables », la mise en page et les couleurs s’adapteront à vos goûts et renforceront le sentiment d’appropriation de cette page privilégiée. Sur certaines applications en ligne telles que Facebook ou Myspace, il est également possible de venir greffer des modules externes, permettant ainsi d’enrichir la page de fonctionnalités nouvelles.
Parfois remise en cause, l’implication des utilisateurs diminue effectivement à mesure que les actions à effectuer se complexifient (1). Mais si le pourcentage d’utilisateurs se situant en haut de l’échelle de participation (2) ne représente qu’une minorité des visiteurs, on ne peut contester l’incommensurable succès de certaines plateformes, tel que Youtube, qui totalise déjà plusieurs centaines de millions de vidéos… Internet n’échappe donc pas à la règle : beaucoup adoptent une attitude consumériste et se contentent de lire la matière générée par les autres. Néanmoins, la portion des ces utilisateurs « créateurs » témoigne d’une révolution des usages et d’une réelle dynamique de mutualisation. Les internautes ont donc dans un sens repris le contrôle sur l’information, qu’ils peuvent à présent facilement manipuler sur le web. Ils sont également libres de structurer leur contenu, avec leur propre typologie de mots clés et de collecter l’information qui les intéresse.
**Références:**1. Mayfield, Ross. Power Law of Participation. Ross Mayfield's Weblog. [En ligne] 2006. http://ross.typepad.com/blog/2006/04/power\_law\_of\_pa.html.
2. Li, Charlene. Forrester’s new Social Technographics report. Charlene's Li Blog. [En ligne] 2007. http://blogs.forrester.com/charleneli/2007/04/forresters\_new\_.html.