Web 2.0: familles d'applications (2/7)Pas un jour ne passe sans qu’une pléthore de nouveaux services en ligne ouvre leur porte aux internautes. Souvent copiés, les précurseurs du milieu ont néanmoins su s’imposer face à des concurrents dont la pérennité n’est pas toujours assurée. Si ces outils hétéroclites ne sont pas toujours faciles à classifier, il est d’usage de les regrouper par familles d’applications. Nous retiendrons ici une typologie selon différents domaines d’activités, élaborée par Digimind dans le livre blanc « Le web 2.0 pour la veille et la recherche d’informations » (1).
Bureautique en ligne
Outils permettant de créer, modifier, partager ou publier en ligne des documents (agendas, tableurs, textes) sur un espace de stockage. On parle également de « web office ». Exemples : suite Google, Zoho Office, Thinkfree Office…
Emploi
Plateformes permettant de promouvoir son CV, mettre en avant son expérience, ses compétences, et de faciliter les échanges professionnels (recherche et offre d’emploi, réseau de clients…). On distingue les « jobblogs », spécialisés par secteur, des sites de « networking social ». Exemples : Viadeo, Linkedin, Xing…
Commerce en ligne
E-Boutiques proposant à ses acheteurs de commenter, recommander et créer des listes de produits en les rémunérant parfois via un système d’affiliation. Exemples : Amazon, Zlio, Yahoo ! Shopping…
Géolocalisation
Services permettant la localisation géographique de services de proximité, de photos ou d’individus, et se posant comme une alternative majeure à l’accès à l’information. Exemples : Google maps, Google Earth, Yahoo ! Maps, Live local, Flickr…
Partage de documents multimédias
Sans doute les applications les plus répandues, elles permettent de diffuser auprès d’un large public favoris, photos, vidéos, musiques, et podcasts.
Exemples : Del.ico.us, Youtube, Flickr, Radioblogclub, Podemus
Recherche d’informations
On distinguera les plateformes agrégeant des médias (Netvibes, Google Reader), de celles proposant à l’internaute de qualifier l’information (Digg, Wikio), ou de mutualiser des connaissances (Wikipédia, Freebase). Les services de partage deviennent d’ailleurs progressivement de nouvelles sources pour la recherche d’informations.
Plus accessibles, tous ces nouveaux services se distinguent des sites traditionnels par une ergonomie simplifiée et une charte graphique épurée, aux couleurs souvent édulcorées. Menus plus légers, chargements moins fréquents, contenu « intelligent » et « nuages de tags » facilitent donc la navigation et l’utilisation des différentes fonctionnalités. Parfois utilisés à outrance, les codes graphiques du « web 2.0 » témoignent néanmoins d’un réel souci de lisibilité et contribuent à améliorer le temps de chargement des pages. De nouvelles technologies web tel que l’Ajax1 permettent d’ailleurs souvent un gain de temps et une économie de bande passante significative. Mais le point commun à toutes ces « applications 2.0 », c’est bien sûr le rôle très spécial qu’elles confèrent à l’utilisateur…

Notes:
1 Solution informatique libre permettant notamment de ne recharger que certains éléments d'une page web plutôt que la page entière.
Références:
1. Christophe Asselin, Véronique Mesguich. Le Web 2.0 pour la veille et la recherche d’information. Digimind. [En ligne] 2007. http://www.digimind.fr/publications/white-papers/299-le-web-20-pour-la-veille-et-la-recherche-dinformation.htm