Vous êtes un mâle. Pas un homme, un cerf, tout comme les autres joueurs. Evidemment, vous évoluez dans une forêt, sauf que celle-ci est un peu particulière puisqu'elle est totalement virtuelle, et sans limites, un peu comme internet. L'arrangement est idyllique, l'atmopshère paisible, vous communiquez par des bruits, par le corps, vous jouez avec vos amis. Il n'y a pas de règles, pas de but à réaliser. Vous êtes juste un magnifique cerf, à la gueule plus qu'inquiétante puisque visiblement proche de celle de Michael Jackson. Mais passons, puisque vous voilà arrivé devant la ruine mystérieuse de la forêt. Vous pouvez toujours rester anonyme, mais les autres pourront mieux vous reconnaître si vous accrocher votre nick entre vos corne, légèrement au dessus de vous. En attendant qu'ils vous rejoignent, vous pouvez toujours vous poser par terre, vous relevez, vous frotter à un arbre, lacher un brame, écouter ou renifler. The Endless Forest n'est pas un projet complètement barré mais un "jeu d'auteur" multijoueurs pour le moins étrange, distribué sous la forme d'un écran de veille, et développé dans le simple but de "faire de l'art". Pas de hi-scores, pas d'actions bien définies, ici il s'agit de faire de la poésie, de se détendre et de communiquer de manière très simple. Vous l'aurez deviné, Auriea Harvey et Michaël Samyn, ne sont pas particulièrement fans des jeux vidéo violents, mais voient l'espace virtuel comme un terrain où une sorte de mini-performance peut avoir lieu, et où surtout, il est possible de transmettre des émotions et du plaisir. Esthétiquement cest plutôt réussi, thx to Quest3D mais vous aurez quand même besoin d'une bonne bécanne pour le programme daigne se lancer. Le choix du format "écran de veille" est une aberration, et ce n'est pas le pseudo raccouci pour le lancer en stand-alone qui va me faire changer d'avis. Pour ceux qui n'ont pas envie de tester: voici deux petites vidéos (un, deux) qui vous feront obligatoirement changer d'avis. Ho! Tiens, voilà Deer Hunter 2005, une minute, je vais chercher mon fusil.


