Londres 2012 : l’identité visuelle qui fâcheVieux d’à peine trois jours, le logo des JO anglais provoque des raz de marées de protestation. La bestiole bariolée, plutôt atypique, accumule en effet les bourdes. Non contente de s’attirer les foudres des anglais, déjà presque 50 000 à réclamer sa refonte, ce nouveau graphisme très inspiré du graffiti a déjà provoqué au moins 18 crises d’épilepsie. La faute à une vidéo funky (cliquez à vos risques et périls), contenant une succession d'images "flashs" particulièrement ratée. L’épisode rappelle évidemment la fameuse scène du dessin animé Pokémon, ou le très électrique Pikachu avait fait vaciller plusieurs petits japonais. Controversé, ce nouveau logo est pourtant particulièrement réussi (et je ne suis pas le seul à le dire). Très loin du conformisme propre aux symboles olympiques, il n’est pas s’en rappeler certains courants graphiques actuels, relayés par la scène electro-urbaine. En plein revival pop/punk, l’emblème affiche donc fièrement des couleurs criardes, qui ont fait le succès des spots tv d’Apple. Exit les références nationales, ont lit la date « 2012 » sur une mosaïque de chiffres qui symbolisent aussi les cinq continents. C’est coloré, dynamique, décalé, et forcément, les conservateurs crient au scandale tandis que l’habituel pourcentage de mécontents crache sur le montant des dépenses. Dommage que vous soyez si peu à adhérer à ce pari sans doute trop risqué, car un porte-parole du comité d'organisation des JO a déjà promis que le logo "évoluera dans les cinq prochaines années". Il avait pourtant le mérite de relancer l’imagerie vieillissante et un brin chiante des JO.
Londres 2012 : l’identité visuelle qui fâche