Les code-barres vont ils envahir le monde?Non contents d'avoir recouverts la totalité des packagings, les code-barres, en pleine guerre contre le RFID, lancent leur vendetta sur le vieux continent. Vous les avez peut être déjà remarqués par hasard: la nouvelle espèce de code-barres se présente sous la forme d'un petit motif carré qui n'est pas sans rappeler une certaine forme de generative art. Sachez qu'en Asie, ces pictogrammes noir et blancs ont déjà envahi les magazines et les publicités et cachent en réalité des informations précieuses pour les annonceurs, comme l'adresse d'une page web que vous n'auriez jamais pu retenir. Ces nouveaux relais physiques vers le virtuel n'attendent que vous pour être photographiés, et vous propulser vers une nouvelle URL. Entre les codes QR (pour Quick Response) et les tags Mytago, succomberez vous au bookmarking viral?
Deux standards?
Le code QR est déjà implanté depuis un bail au Japon et utilisé par les principaux opérateurs téléphoniques asiatiques (DoCoMo et Vodafone). Il a été créé en 1994 par Denso-Wave.
Le tag Mytago débarque tout juste de la Sillicon Valley, et fait la une des sites dédiés au web 2.0. Pas besoin de dire que ça date de cette année et que c'est étiqueté "beta".
Les code-barres vont ils envahir le monde?
Quelle tête ça a?
Le code QR est un code-barres en 2 dimensions pouvant stocker jusqu'à 7089 caractères numériques, 4296 caractères alphanumériques ou 2953 octets. En clair, des pixels noirs placés d'une certaine manière, et 3 gros carrés cerclés de blanc, placés dans les coins.
Le tag Mytago est plutôt similaire, sauf qu'il propose un bitmap miniature et une série de 12 nombres sous le "carré magique".
Les code-barres vont ils envahir le monde?
Qu'est ce que ça contient?
Code QR: beaucoup d'informations, de différents types (binaire, alphanumérique, kanji/kana)
Tag Mytago: un titre, une url et une description.
Comment ça marche?
Code QR: le code est généré par un logiciel spécifique, diffusé au public, qui peut à tout moment le prendre en photo avec son téléphone portable. Grace à un logiciel intégré au mobile (souvent codé en java), les informations sont décodées et l'utilisateur peut se connecter directement sur le site pointé ou disposer de données spéciales (promotions, billets d'entrée, etc).
Tag Mytago: le code est généré via la plate forme en ligne du groupe, et diffusé un peu partout (print, web). Les utilisateurs le prennent également en photo, et doivent ensuite l'envoyer sur Mytago. L'upload peut se faire directement par un envoi d'email sur le téléphone, ou part un trasfert classique après rappatriement du carré sur un ordinateur. Dans tous les cas, le message n'est décodé qu'une fois connecté sur le portail Mytago.
Les code-barres vont ils envahir le monde?
Les code-barres vont ils envahir le monde?
A quoi ça sert?
Code QR: à récupérer directement des adresses, des plans, ou, à l'inverse, à servir de preuve d'achat. En achetant un billet d'avion en ligne ou via son téléphone, le consommateur peut se présenter à l'aéroport avec son code-barres magique et une borne électronique s'occupe du reste.
Tag Mytago: à faire le relai entre une page spécifique sur le net et un support physique (lettre, publicité, panneau, etc...)
Qui va gagner?
Peut être aucun des deux. Si Mytago se révèle être extrêmement riche en possibilités, le service reste sans doute encore trop "beta" pour fonctionner auprès du grand public. Le positionnement du portail comme plate forme indispensable de decryptage est clairement un frein à l'utilisation actuelle du service... Du coup, c'est peut être Sun, qui potasse dans son coin sur son Semacode, sorte de réplique des codes nippons (déjà sur Wikipedia), qui pourrait s'imposer en occident. La victoire reviendra à celui qui signera le plus de partenariats avec les constructeurs de téléphones, parce que ce n'est pas demain qu'on accédera au haut débit de manière abordable et illimitée sur son mobile. Encore une fois, Semacode semble bien parti... à moins que Mytago developpe son propre programme java. Wait and see...