Adrien Marie a assisté à la conférence “Social Gaming, The experience is the king”, une semaine avant la présentation officielle pour la Game Developer Convention. Il y a écouté Dave Ranyard et Mike Haigh s'exprimer sur l'importance du social gaming. Si pour eux la question de l'esthétique du jeu vidéo semble définitivement résolue (ou pas loin de l'être), ils mettent aujourd'hui l'accent sur l'importance des interactions homme/machine dans le milieu du jeu sur console. On ne peut effectivement pas dire que les gameplays se soient vraiment renouvelés ces dernières années: les habitués du FPS mitraillent maintenant en réseau (mais toujours dans leur coin), en supportant les hurlements et les insultes des prés pubères -micro casque oblige- et les anciens adeptes de Pong se renvoient toujours gaiement la balle sur Table Tennis... Sans grande surprise, c'est la réalité virtuelle, ou du moins une version atrophiée, qui serait le salut de la réussite commerciale de bien des titres! Il faut dire que ces figures de la SCEE ne sont pas non plus nées de la dernière pluie: à l'origine de deux périphériques phares de la Playstation 2: l'Eye Toy, et les micros SingStar, ils ont posé les premières briques d'un social gaming qui marche aujourd’hui très fort. Avec le succès des DDR et autres Guitar Hero, il est en en effet l'heure de s'interroger sur les nouveaux usages du jeu vidéo. Mais est ce vraiment à grand coup de buzzer en plastoc que Sony va amener les joueurs tâter du tangible? En multipliant des périphériques plutôt coûteux, la firme japonaise, développant la stratégie inverse de son concurrent plombier, semble avoir un wagon de retard. Si les acheteurs de PS3 n'ont en effet rien à voir avec les fans boys aux tee-shirts seventies libertaires, la fièvre acheteuse semble être un peu retombée récemment avec l'annonce des restrictions hardware européennes. Une aura de prestige plane encore tout autour du mastodonte de Sony, mais les dirigeants semblent bien persuadés de voir leur bébé adossé à tous les téléviseurs de la planète. Nintendo, quant à lui, semble avoir déjà marqué quelques points en réinventant de nouvelles manières de jouer et en affirmant une démarche de design for all pourtant risquée. Une chose est sure, ce n’est pas en misant sur du gadget interactif que Dave et Mike recentreront la politique de Sony, mais bien en remettant en cause un pad déjà sacralisé ! Merci à Adrien Marie.