Démasquer par le masqueDes extrémités « artyficielles » sexuellement inspirées, proclamées accessoires de mode. Quand Ryan Burhard explore les rapports hommes / femmes en plein ébats amoureux, et abuse un peu trop du kamasutra, il tricotte une série de masques issus d’un cache cache identitaire. Hérités de notre obsession à catégoriser les comportements sexuels, et à vomir du canon de beauté photoshopé, ces appendices anthropomorphiques (un chouïa bestiales) carburent au symbolisme pur. Raccordant les porteurs à leurs habitudes coquines, elle leur procure par la même occasion une nouvelle identité, qui, d’après l’artiste, est complètement assumée. Mélangez extraversion, introversion, théâtralisme et d’autres mots compliqués, pour finir par comprendre que le veinard dont on parle partage une relation tout à fait symbiotique avec son bout de laine buccal. Une étonnante curiosité créative, pas moins réussie, à laver avec Mir Laine (via 1+1=1).
Démasquer par le masque
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