Une nouvelle application « Live » a été présentée le week end dernier à la International Virtual Reality Photography Conference. Tout droit sorti des labos de Microsoft, Photosynth renouvelle la découverte d’un lieu. Plus qu’un simple viewer classique, le service propose une représentation tridimensionnelle basée sur des centaines de photographies (leechées un peu partout, Flickr compris). A la différence des Quicktime VR, où les clichés sont assemblés pour former une scène à 360°, on peut ici librement se déplacer dans un espace virtuel où s’agencent et se superposent des images. Certes, la représentation est plus limitée (il s’agit plus d’une nébuleuse de points que de réels modèles 3D), mais l’on peut naviguer autour d’un objet quel que soit l’angle. Grace à un retraitement des images, qui va entre autre interpréter la profondeur de champ, j’ai pu surfer de photos en photos tout en redécouvrant le palais du Gyeongbokgung de Séoul ! Plus qu’un simple panorama 3D, Photosynth s’affirme comme une appli hybride VR/photo très prometteuse. Même si l’ergonomie n’est pas évidente au début, la plupart des utilisateurs finiront par cliquer un peu partout et prendre en main l’outil. Les plus septiques seront en tout cas forcés de s’incliner devant la fonction « survol du lieu », réellement bluffante ! Après Google (qui créait l’événement il y a peu avec Streetview), c’est au tour de Microsoft de se lancer dans la reconstruction du monde sur le réseau. On rattrape doucement les films de SF ! Wired fait d’ailleurs un parallèle assez amusant avec une scène de Blade Runner, où Deckard se déplace par la voix dans une photo. En attendant de pouvoir monter vos propres sets à partir de votre compte Flickr, testez donc l’une des 5 démos proposées en ligne. Visiblement, c’est du PC only… (merci à Clément pour le lien)
Géolocalisez en une requête. A l’heure où beaucoup des sites d’hébergement de photos ont intégrés l’API Google Maps sur leur plateforme, peu d’utilisateurs ont le courage de venir placer manuellement leurs clichés. Avec GeoNames, plus besoin d’un appareil photo GPS pour faire du mashup géolocalisé! Cette nouvelle base de données collaborative, au fonctionnement proche du wiki, s’appuie sur ses utilisateurs pour répertorier des latitudes, des longitudes, des noms de ville, et même des adresses. Si l’on retrouve principalement dans les villes les noms des stations de métro et des grands quartiers, il est également possible de référencer n’importe quel point d’intérêt (parc, bureau de poste, hôtel, restaurant). A chaque endroit correspond enfin aussi un code postal, un population, l’élévation et le fuseau horaire correspondant. Avec 6,5 millions de spots référencés, on comprend pourquoi Popfly, Slide.com et LinkdIn ou encore Tagzania (dont le concept est un peu similaire) utilisent l’API de GeoNames. Les entrepreneurs pourront même télécharger la base pour l’intégrer à leur service web. Indispensable !
Ils auraient pu l’appeler Microsoft Visual Mashup Creator Express, mais Popfly sonnait mieux. Basé sur la nouvelle plateforme Silverlight (un Flash-Killer axé Rich Media), ce nouveau projet, encore étiqueté alpha, permet de créer des projets en ligne complexes, sans la moindre ligne de code. Exit le développement complexe en ajax ou en action script, avec Popfly, il est possible de créer une application enrichie en quelques clicks. Le mashup semble enfin à la portée de tout le monde, grâce à une interface visuelle plutôt efficace, où il suffit de relier des blocks 3D entre eux. Les habitués de Virtools ou Pure Data n’auront donc pas de mal à utiliser ce nouvel outil, qui récence déjà les principales API du web 2.0. A travers la vidéo de présentation proposée sur le site, on peut ainsi suivre la mise en place d’un mashup Twitter / Live Local, qui géo localise en temps réel les derniers messages postés par les utilisateurs. On n’est pas loin d’un Flickrvision, ici généré en moins de 2min ! Microsoft promet d’ailleurs plus de 150 thèmes pour ces « web widgets » également personnalisables par le code. Toutes ces petites applications se retrouveront enfin sur le Popfly Space, un réseaul social d’utilisateurs qui permettra de faciliter l’échange et le partage des projets. Gratuit, Popfly devrait séduire bon nombre de webmasters et designers, qui pourront librement utiliser les applications dans leurs projets commerciaux… A surveiller de très près !
Talkety vous propose de mettre en relation deux numéros de téléphones, via un service web encore et toujours étiqueté beta. Il vous suffit donc de rentrer votre numéro et celui de votre correspondant via un panel de connexion très simple, et de valider. Les deux téléphones vont sonner, et quand les deux utilisateurs auront répondu (il y a un message d’attente dans le cas contraire), vous pourrez démarrer votre converstation. Ce nouveau service, lancé par une entreprise Londonienne, propose 30 minutes de communications gratuites, correspondant à 60 crédits. Jusque là tout va bien, surtout qu’on nous promet de pouvoir téléphoner partout dans le monde. Seul hic, impossible de trouver une grille de tarifs à la SkypeOut, on ne vous sert qu’un formulaire pour acheter des crédits par Visa. Qu’importe, je me lance et met en relation deux numéros de mobiles (Orange), évidemment basés en France. Le système mouline correctement, mais, horreur, l’appel m’est facturé 43 ct par minutes, soit plus de la moitié des 30 minutes offertes. Talkety serait-il plus ou moins réservé aux utilisateurs du réseau national Allemand comme le laisse entendre les conditions générales d’utilisation? Une vraie fausse alernative à Skype…
Partager, créer, indexer, communiquer: le web 2.0 français est sur le point d’accueillir une de ses grandes figures. Lancée par une jeune startup française, le gamme de service, reste pour le moment en beta privée, mais devrait être ouverte au public dans le courant de la semaine. Après 2 ans de développement, voilà Ipernity, un énorme tout-en-un, graphiquement très soigné, entre le réseau social et l’archivage en ligne. La mastodonte propose de créer des groupes de discussion (pour communiquer par mail, chat), des albums multimédia (photo, son, vidéo, fichiers), des blogs, des calendriers, et surtout d’indexer tout un tas d’informations. Vous pourrez donc référencer des événements, des documents ou des notes avec des P.E.L (pour personne, événement, lieu), sorte de tags habituels du web 2.0, via l’interface du site et un client dédié (pour le rappatriement). 200 mo par utilisateurs sont proposés à l’heure actuelle, ce qui reste assez confortable. On est certes encore loin des services d’e-backup, mais l’intention n’est clairement pas la même. Si l’absence d’outils de migrations et d’API se font pour le moment cruellement sentir, on ne peut que s’attendre à des évolutions prochaines de ce MySpace français, qui devrait séduire une bonne partie des utilisateurs francophones. Les Skyblogs n’ont qu’à bien se tenir. A surveiller de très très près. (via techcrunch)