La Corée du Sud créé l’événement en mettant en ligne le premier grand magasin virtuel de prêt-à-porter. Conçue par l’université de Konkuk et le fabricant de vêtements FnC Kolon Corporation, en collaboration avec le Ministère du Commerce, cette nouvelle boutique de mode envahit ordinateurs et téléphones portables. Fonctionnant de pair avec une carte, qu’on imagine RFID, l’application 3D permet d’ores et déjà de façonner un avatar à votre image, qui enfilera les vêtements à votre place ! L’internaute lambda, après avoir rentré ses mensurations complètes, se verra proposer une gamme de produits à sa taille, qu’il pourra visualiser en ligne, et commander en quelques clics. Pour peu que vos amis aient également créés leur compte, vous pourrez leur acheter quelques habits sans crainte de retour… Ouverte au public le 24 août, la plate forme « iFashion » ne manque pourtant pas de concurrents, dont certains rencontrent déjà un franc succès en occident. L’« Essayage en ligne » de la Redoute, «Mon mannequin virtuel » ou l’ « i-cabine » témoignent en effet d’une volonté de dynamiser une vente de vêtements via le web encore synonyme de mauvaises surprises. Si les internautes européens sont encore un peu réticents à créer leur homologue numérique, le pari semble d’avance réussi pour la Corée, où les nouvelles technologies de l’information ont depuis bien longtemps été adoptées du grand public. Dans un pays où la vente en ligne est parfois le seul moyen de trouver un produit sans avoir à se déplacer dans le chaos commercial de certains quartiers, cette solution technique devrait sans aucun doute faire l’unanimité. Les plus réticents n’auront qu’à essayer leurs tenues dans le concept store offline installé au 6ème étage du Shinsegae Department Store du centre ville de Séoul… (via l’Atelier)
Alors que certains pratiquent le dual dual dual screen pour s’y croire un peu plus, d’autres prennent leur temps et nous sortent le grand jeu. Non cette capsule dans lesquels ces messieurs s’avancent (voir les photos dans la suite) n’est pas le téléporteur de l’Enterprise mais bien un outil d’immersion virtuelle. Nom de la bestiole? Telexistence Wide-angle Immersive STEReoscope, mais il préfère qu’on l’appelle TWISTER. Développé depuis une dizaine d’années par une équipe de la Tokyo University, ce projet a pour but d’immerger un utilisateur dans un environnement 3D, sans utiliser de lunettes spéciales. Exit les lorgnons verts et rouges fournis dans Picsou Magazine. Dimensions du bébé? Deux mètres de large pour 1,2 mètres de haut (pour le cadeau dans le magazine c’est raté). Le tube, composé de 50.000 DELs effectuant près de deux rotations par seconde permet à l’utilisateur la vision à 360 degrés d’un univers virtuel tout en pixels en en couleurs. Le mouvement à haute vitesse de ces diodes permet en fait la simulation de la profondeur sans aide spéciale, profitant du phénomène de « parallaxe binoculaire « . Kéckecé? Pointez votre doigt sur un objet. N’ouvrez que l’oeil droit. Faites de même avec celui de gauche. Magie? Non, optique. Les yeux donnent séparément l’impression que les objets ne sont pas à la même place, créant ainsi la sensation de profondeur. Limité pour l’instant à des environnements pré calculés, les créateurs de TWISTER pensent déjà à l’avenir, puisqu’un système de capture vidéo tridimensionnelle est en développement. Objectif de la démarche? Inventer la visiophonie nouvelle génération, permettant les interactions et l’impression de présence physique entre deux personnes éloignées. Okay pour l’instant le dispositif est légèrement encombrant, mais rappelez vous qu’au début des années 90 on portait son téléphone mobile dans son sac à dos. (Via Core77)
Une nouvelle application « Live » a été présentée le week end dernier à la International Virtual Reality Photography Conference. Tout droit sorti des labos de Microsoft, Photosynth renouvelle la découverte d’un lieu. Plus qu’un simple viewer classique, le service propose une représentation tridimensionnelle basée sur des centaines de photographies (leechées un peu partout, Flickr compris). A la différence des Quicktime VR, où les clichés sont assemblés pour former une scène à 360°, on peut ici librement se déplacer dans un espace virtuel où s’agencent et se superposent des images. Certes, la représentation est plus limitée (il s’agit plus d’une nébuleuse de points que de réels modèles 3D), mais l’on peut naviguer autour d’un objet quel que soit l’angle. Grace à un retraitement des images, qui va entre autre interpréter la profondeur de champ, j’ai pu surfer de photos en photos tout en redécouvrant le palais du Gyeongbokgung de Séoul ! Plus qu’un simple panorama 3D, Photosynth s’affirme comme une appli hybride VR/photo très prometteuse. Même si l’ergonomie n’est pas évidente au début, la plupart des utilisateurs finiront par cliquer un peu partout et prendre en main l’outil. Les plus septiques seront en tout cas forcés de s’incliner devant la fonction « survol du lieu », réellement bluffante ! Après Google (qui créait l’événement il y a peu avec Streetview), c’est au tour de Microsoft de se lancer dans la reconstruction du monde sur le réseau. On rattrape doucement les films de SF ! Wired fait d’ailleurs un parallèle assez amusant avec une scène de Blade Runner, où Deckard se déplace par la voix dans une photo. En attendant de pouvoir monter vos propres sets à partir de votre compte Flickr, testez donc l’une des 5 démos proposées en ligne. Visiblement, c’est du PC only… (merci à Clément pour le lien)
Les aficionados de la 3D se sont encore une fois retrouvés à trainer entre les stands de ce salon bien rodé, dédié à réalité virtuelle… Je ne vous ressortirais pas les fioritures de l’année dernière sur les symposiums et autres compétitions organisées, je vous inviterai plutôt à découvrir les lauréats des différents trophées, tout en vous faisant remarquer mon équipe from L’école de Design Nantes Atlantique a empoché le deuxième prix du contest étudiant, dernière les sempiternels gagnants québécois. Trèves d’autopromotion, c’est à présent l’heure de vous livrer une petite vidéo (by Aromatik) absolument non exhaustive de ce que nous avons pu découvrir à Laval. Pour le reste, jetez un œil sur le très bon compte-rendu de Sébastien Kuntz, avant que ce billet ne s’engouffre dans les abysses des archives. Rendez-vous en 2008 !
Laval Virtual: Sand-Create
Laval Virtual: Tiny Dancing Robots
Laval Virtual: Thermoesthesia
Laval Virtual: Globe 4D
Laval Virtual : Freqtric Project
Laval Virtual: interactive fountain
Laval-Virtual: en vrac
Un dernier petit tour de salon. Pour clore ce coverage, je vous propose une dernière sélection des derniers projets m’ayant marqués, mais qui ne feront pas l’objet d’un billet particulier par faute de temps ou de détails techniques. On démarre tout de suite avec Chronospheria, un écran hémisphérique réalisé par les chercheurs de la Tama University (japon), dont la rotation influe sur la temporalité de l’application projetée. En l’occurrence, il était possible d’interagir sur le cycle de vie de différentes plantes en accélérant leur croissance ! Pas vraiment original, mais les plantes qui poussent, ça a du bon. L’autre installation phare, c’était bien sûr le Shared Design Space de l’Upper Austria University Of Applied Sciences. Il s’agit d’une table interactive et collaborative conçue pour le brainstorming et les réunions sur laquelle des éléments virtuels sont projetés. L’application de dessin avec capture des couleurs à partir d’une palette tangible a été particulièrement bien accueillie par le public (merci le pick& drop des stylets Anoto)… Moins impressionnant, mais assez décalé, le Body Revolution (vidéo inside), un DDR taïwanais qui requiert une coordination toute particulière. Chaque joueur était invité à reproduire des postures qui défilaient à l’écran, pour finalement suivre une chorégraphie disco fun, mais plutôt ridicule. Bref, il valait mieux réfléchir à deux fois si on voulait se la raconter devant les hôtesses (expérience vécue)! On termine enfin avec le projet Sukii de Sugoi@Ware, qui vous projetait dans l’univers cartoon d’une course de pingouins. Le joueur, attaché par un câble au dispositif, contrôlait ici son avatar par ses propres mouvements corporels. La jouabilité n’était pas tout à fait au point, mais on ne peut qu’encourager ces anciens étudiants français en réalité virtuelle à continuer dans cette voie ! Quelques photos sont la suite…