Signe de réussite sociale et d’appartenance à la caste des gens pressés, on s’arrache l’Ipod pour rejoindre la secte des autistes tendance. Oui moi j’ai le droit d’en parler. Bref, le monde est moche et bruyant, et la seule solution trouvée pour l’instant pour éviter le nervous breakdown est d’ajouter une couche de Beyoncé et de Napalm Death (voire les deux) à l’ensemble. Alors que l’industrie du portable player booste ses crédits R&D pour nous créer une bulle, d’autres cherchent à nous harmoniser avec ce tout… Noah Vawter, curieux ingé-son fan de camping, et thésard au MIT, propose sa solution alternative : Ambient Addition. Ce qui se cache derrière ce nom? Tout simplement un dispositif portable d’immersion dans l’environnement quotidien. Bruits de voiture, de travaux, de gamins qui braillent et de mémés qui râlent… ce petit périphérique récupère tout et le transforme en une douce mélopée. Des micros implémentés dans le boitier vont enregistrer et traiter en temps réel le son qui vous entoure, pour le rentre audible, moins agressif, et agréable à écouter. Qui plus est, des samples préenregistrés se calent sur la bande son compléter le rythme initialisé par l’environnement. Au final, vous vous sentirez dans une banale rue américaine comme dans la tête d’un hippie breton après un trip au LSD. Intêret de la chose? Profiter d’une belle mélodie (enfin, a vous de juger) sans se couper du monde extérieur. Un projet intéressant, qui évitera peut-être à certains de se faire écraser par une bagnole. Prochaine étape, transformer NY en un joli monde coloré et peuplé d’animaux bizarres. Quoi, qui a dit les champis? (Via InternetActu)
Avis aux amateurs de air guitar et autres contests prônant le coup de poignet aérien comme réussite sociale. Oui, bientot votre déanché Angus Youngien aura une signification rythmique et musicale. Dans la vague des périphériques portatifs musicaux a visée ludique, voici le WIS. Non, je vous vois deja venir. Keskecé? Wearable Instrument Shirt pour les intimes. Developpé par le département Textile and Fibre Technology du CSIRO australien, ce petit bijou interactif vous permet tout simplement de jouer de la guitare… sans guitare. Et accessoirement, de produire du son. A l’instar de Drummers Revolution, le dispositif est wireless et laisse au joueur une grande liberté de mouvement et… d’expression. Côté techno, le t-shirt est…un simple t-shirt. Le secret réside en fait dans les capteurs qui y sont fixés. Les mouvements du corps sont alors détectés par l’ordinateur, qui va en génerer un signal audio, utilisant des samples de l’instrument en question. Avantage : vos jumps et autres jeux derrière la tête ne se termineront pas comme à l’habitude, en cacophonie de fausses notes et autres larsens pas vraiment désirés. La guitare est pour l’instant configurée pour un joueur droitier. En gros, votre main gauche choisis la note, et la droite la joue (et pas l’inverse, comme le site l’explique). Bref, un concept intéressant, bien que pas vraiment original, mais qui possede de grandes possibilités d’évolution vers le domaine video ludique. A voir aussi, la version Tambourin, plus cheap, mais assez fun. Prochaine étape, le Kazoo. Quelques images dans la suite. (Via wmmna)
The Res est un « Recycling Entertainment System » collaboratif aux allures de retrogaming. Minialiste à souhait, cette installation rassemble 6 joueurs, chacun agrippé à sa manette NES, pour improviser un mix / concert. Chaque pad correspond à un instrument bien particulier (1 batterie, 2 percussions, 1 basse, 1 voix/loop/scracth et 1 synthé) et offre 6 boutons de contrôle. Côté technique, un chip Atmel Mega 16 converti les signaux du chip des manettes pour les rebalancer en midi sur Resware (un dérivé de Max/Msp). Véritable outil de performance décalé, The Res, de Benjamin Gaulon, allie intuitivité et efficacité. Quand les cessions ne ressemblent pas à des répétitions de bad bands cacophoniques, où à des meetings sectaires technophiles, elles partent dans un « electro dump » qui n’a rien a envier à certains morceaux tous droit sortis de Reason. Ambiance underground garantie, à découvrir en vidéo (ici, là , là , là ) et en audio sur la page dédiée (via pixelsumo).
Une partie de freesbee en aveugle? Imaginée et réalisée par Jean-Christophe Naour et Jules Leclerc, deux étudiants de l’école de design, cette installation pose enfin la question du jeu pour les malvoyants. Il ne s’agit pas ici d’adapter un titre existant pour le rendre accessible aux aveugles, mais bien de développer un concept entièrement pensé pour ses utilisateurs. Exit la 3D, les images passent, pour le coup, complètement à la trappe, pour mieux titiller vos oreilles. Catch & Launch est donc un jeu entièrement sonore, qui plongera n’importe quel individu dans le noir. Un casque/lunettes sur la tête, confortablement installé sur un fauteuil, vous allez devoir entamer une bataille contre votre adversaire, équipé du même matériel. Une voix synthétisée ne tarde pas à vous dicter les consignes: grouillez vous de rattraper le freesbee virtuel balancé par l’ennemi. Tendez l’oreille et faites pivoter votre assise pour vous placer dans la bonne direction. Un signal sonore tend en effet à se rapprocher de vous, mais pourrait bien vous louper. Une fois que le son vous fait face, activez le bouton placé sur le repose poignet, et c’est gagné. Vous pourrez alors à votre tour renvoyer le freesbee dans la direction de votre choix pour mieux piéger votre compagnon de jeu. Codé en Director, l’installation, extrêmement bien conçue, joue parfaitement avec l’angle des fauteuils et propose une expérience inédite. Déroutante et faisant appel à toute votre attention, elle pose un gameplay simple et addictif. La partie gagnerait à être plus speed (voire avec plusieurs objets à intercepter), mais on ne doute pas que l’application évoluera dans les prochains moins. A voir d’urgence jusqu’au 10 septembre, au lieu unique (nantes), dans le cadre de l’exposition European way(s) of life du cycle Intelligence design.
Nantes accueillait une nouvelle fois le festival Scopitone Jour. On vous en parle depuis le début de la semaine, il y avait de bien jolies choses à découvrir dans le cadre de ce festival 2006. Un bonne dose d’art numérique, d’interactivité, et de création (à la fois sonore et visuelle) étaient servies au public pour notre plus grand plaisir. On y était, à travers une des installations, et on en a profité pour jeter un oeil aux projets les plus créatifs. Mais les Ateliers et chantiers de Nantes n’étaient pas réservées aux dispositifs interactifs, des ateliers de pratiques artistiques, un espace enfants et un colloque autour de la problématique “Poétique(s) du numérique” étaient également au rendez-vous. Dans le cadre de CALOM (création anartistique et Laboratoire ouvert des micromédias), Apo33 proposait des ateliers de construction et activation de micromédias (ensemble d’outils -micro-émetteurs Radio Fm, micro-émetteurs TV….), tandis que Makiz’art, Mediagraph, Phagz et Olivier Moreels invitaient le public à s’initier aux différents types de logiciels et de matériels. C’est l’heure du grand récapitulatif (tout n’a, hélas, pas été couvert), avec en prime une série de vidéos à visionner en streaming ou à télécharger sur notre ftp.
La forêt créative de l’école de design nantes atlantique + streaming
Synaspogrammes, de Gaëtan de Robillard + streaming
L’hypertable du collectif 8=8 + streaming
Swing Boat de Nolwenn Daniel + streaming
La boîte à musique de PJ Pargas + streaming
Ubik Room, de l’école de design nantes atlantique + streaming 1 et 2
Télécharger les vidéos sur notre ftp
Les photos de Laurent Neyssensas