sounds « regarde : le blog / magazine des tendances et des curiosites creatives! Art numerique, installations interactives, design hypermedia, game art, machinimas, sexe et jeux vidéo
PAR CLEMENT THIERY 01.12.2007

regarde.orgDes ingénieurs un tantinet électro réinventent le bœuf musical. Alors que les guitaristes dépressifs continuent de pleurer leur ancien groupe et leurs jam sessions, les solutions de création sonore collaboratives se multiplient! Mais si la Reactable et ses possibilités multi-utilisateur en a bluffé plus d’un, il est indéniable que logistiquement parlant, posséder une table tactile à la maison n’est pas à la portée de tous. Audiofaktor, une application réalisée par des étudiants du Department of Computer Science de l’Université d’Aarhus au Danemark ainsi que de Bechbox, prend le contrepied de l’exemple précédent et propose non plus de partager une interface tangible, mais simplement un espace virtuel. Des ordinateurs branchés en réseau vont ainsi permettre à leurs utilisateurs respectifs de manipuler et de modifier des samples sonores sur un même espace de travail, via un logiciel dédié. Représentées en 2D par des cercles, les boucles musicales vont ainsi pouvoir être placées dans l’espace. Leur position, leur taille et leur forme correspondront au pitch, volume, delay ou encore au tempo. Chaque sample propose même une série de variations musicales qui viendra diversifier l’univers sonore créé. Les « bulles » grossissant en fonction du volume de la boucle, inutile de dire que ça peut très vite devenir le bordel sur l’espace de travail, d’où le besoin de véritablement collaborer sur les samples importants. Initialement créé pour de la performance live, Audiofaktor semble être un outil efficace pour des Jam sessions maison. Pour l’instant à l’état de prototype, les créateurs du projet ne vont sûrement pas en rester là au vu de la très forte demande en logiciels de création musicale de ce type… Messieurs Adobe, à vos carnets de chèque. (via digitalexperience)

Lire la suite »

PAR CLEMENT THIERY 17.10.2007

regarde.orgOn en parlait il y a peu, Ez3kiel était très largement représenté au festival Scopitone. Les nantais ont pu découvrir leur univers au travers d’installations interactives mêlant numérique et objets vintage insolites. Et après la bicyclette branlante de grand-père, c’est grâce à un bon vieux pédalier de machine à coudre que ce groupe d’électro-dub nous surprend. Cycloharpes est une installation adaptée d’une application de leur dernier album, Naphtaline, proposant à l’utilisateur de créer et de faire évoluer une ligne musicale à partir de samples. Chacun de ces sons, matérialisé par un cercle, tournera de façon aléatoire autour d’un axe (virtuel) actionné par le pédalier (réel), rencontrant au passage des touches obstacles qui elles créeront les notes. Au travers de lignes mélodiques et rythmiques évoluant sur deux platines différentes, cette boîte à musique générative créera à l’envie des sons oniriques et cristallins, l’intensité musicale grimpant à mesure que l’utilisateur crée des cycloharpes. L’interface virtuelle, ancrée dans un style graphique et architectural très Jules Vernien, propose aussi une série d’univers différents, possédant des identités graphique et sonore propres. La manipulation est uniquement tangible, au travers du pédalier et de boutons archaïques, et on appréciera ce mariage entre mode d’interfaces physiques et virtuelles. Bref, cette installation développée par Medias Cité, est réellement envoûtante et on se prend vite au jeu, pour le plus grand bonheur des personnes faisant la queue pour approcher l’appareil. Un gros succès donc, même si l’idée de garder trace des créations aurait été intéressante. Quelques images dans la suite.

Lire la suite »

PAR PIERRICK THEBAULT 15.10.2007

regarde.orgQuatre étudiants transforment la Wiimote en un instrument de musique modulable. Thématique récurrente des festivals d’art numérique, la création de nouveaux contrôleurs musicaux n’en finit plus de séduire les designers en herbe. Il faut dire que les « boites à boom boom », comme on aime les appeler, ont un pouvoir de fascination auprès du grand public qui dépasse bien souvent l’entendement. Claudio Midolo, Edgar Castellanos, Natan Sinigaglia et Pedro Mari, bien décidés à renouveler le genre, ont dompté la télécommande de la dernière Nintendo et créé « Wiiwiiwiiwii ». Vous l’aurez deviné, leur application génère allègrement des sons en fonction des mouvements et de la position de la Wiimote et du Nunchuk, mais propose également une représentation graphique du tintouin généré par l’utilisateur ! C’est justement cette visualisation en 3D temps réel des sons qui fait toute l’originalité de ce projet de fin d’études. Placés le long d’une branche évolutive et éphémère, les samples apparaissent et contribuent à créer une trace à la fois pratique et artistique. Facilitant la construction du rythme à plusieurs, cette « animation » mérite le coup d’oeil et rappelle effectivement certains tableaux de Kandinsky. Côté technique, on retrouve le combo Max/MspReason pour toute la production sonore, et VVVV pour la vidéo. Avec « Wiiwiiwiiwii », les italiens signent donc une interface musicale immersive, couplée à une viz efficace, et tirant pleinement parti des possibilités de la Wiimote. Well done guys. (via écrans)

Lire la suite »

PAR PIERRICK THEBAULT 04.05.2007

regarde.orgInteragir avec le corps. C’est bien connu, les japonais ne sont pas particulièrement friands de contacts corporels et préservent dans bien des cas une certaine distance entre eux. Tetsuaki Baba et le Tomimatsu Lab bouleversent les habitudes et tente d’inverser la tendance. Avec leur projet « Freqtric » (vidéo inside), dont la définition m’échappe encore un peu, c’est avec votre corps et ce lui des autres que vous allez devoir interagir. Et pour cause, vous faites partie intégrante du dispositif et conduisez sans le savoir des signaux électriques! Evidemment, ces courants faibles sont sans dangers et traversent la peau sans aucune gêne… C’est ainsi que 4 personnes rassemblées autour du « Freqtric Drums », un dispositif électrique instrumental, pourront déclencher des samples en touchant simplement la main ou une autre partie du corps de leurs partenaires… Incroyablement réactif, le système développe une gestuelle aussi simple qu’intuitive (taper dans des mains) et où le corps devient réellement un instrument ! Elaborer des rythmes devient un jeu d’enfant et le tout un outil de performance incroyablement prenant (la preuve en vidéo). Le principe d’électro-dermique est repris dans les « Freqtric games », où le gameplay de ces mini-jeux est également enrichi par le contact physique. En plus des contrôles proposés par le pad classique, vous pourrez taper sur la main de votre adversaire ou attraper son poignet ! Chaque action se répercute instantanément dans les jeux et influe par exemple sur les personnages virtuels que vous incarnez. Le combat de robot prend alors une autre tournure quand il suffit d’une simple claque pour renverser la situation… Cette nouvelle manière d’interagir apporte en tout cas une touche diaboliquement humaine à l’interaction et renforce clairement l’immersion. Mr Baba est d’ailleurs reparti de Laval avec un trophée « jeux et attractions » bien mérité.

Lire la suite »

PAR CLEMENT THIERY 22.01.2007

regarde.orgCe n’est pas un jouet Playskool mais ca en à la simplicité et le fun. Du moins à condition d’avoir des bras. Pas de bras, pas de… Bref. Tout droit sorti de l’imagination fantasque de Jankenpopp, cet appareil-à-faire-bouger-ton-corps ne manquera pas d’attirer l’attention. Faut dire que son créateur est du genre hyperactif. CV? Artiste numérique, performeur, musicien, chef de projet du collectif 8=8 et fervent participant des festivals numériques en France, dont Scopitone, Eniarof ou encore la Villette. Son dernier bébé, la Mashup Machine, déjà présentée à l’occasion de Scopitone et du festival Emergences) se positionne dans la continuité de ses recherches pour une musique intuitive, personnelle et un brin aléatoire. La bête est ainsi composée d’un simple boitier sur lequel reposent 4 boutons gros comme un spot de Gargantua, et d’autant de samples musicaux. Une pression sur l’un d’entre eux et il s’illuminera, jouant une partie du sample relatif au poussoir, tant que votre main y restera posée. A partir de là, il faut laisser faire votre créativité et votre rythme (autre facteur nécessaire à une crétation musicale un tant soit peu correcte) pour obtenir une potion sonore souvent délurée mais pleine de fun, à l’instar de cette vidéo. Un concept intéressant, tant du point de vue artistique que de la polémique à laquelle il participe. En effet, à l’heure de la loi DADVSI, une petite machine de foire s’appropriant les beats contemporains a de quoi faire réfléchir. Et pour ceux qui voudraient en profiter, Jankenpopp et sa machine seront présents ce Vendredi 26 Janvier dans les locaux de Project 101 pour une soirée live, avec notamment des artistes du label Picomedia. N’oubliez pas de faire chauffer le dancefloor. Quelques images dans la suite.

Lire la suite »


Accueil | Toute l'actu | Interviews | Dossiers | S'abonner | A propos du blog | Archives
  • Retrouvez toutes les tendances et les curiosités créatives sur regarde:
  • Articles, brèves et analyses par Pierrick Thébault (visitez aussi mon LinkedIn)
    Site optimisé pour Mozilla Firefox et propulsé par Wordpress.
    Creative Commons License.