Ca vous surprendrait si un cube de silicium commençait à vous taper la discute et à vous proposer un resto? A prirori, ça ne dérangerait pas les cafards. Lancé dans le cadre du programme LEURRE, Insbot est le nom d’un curieux petit insecte électronique. A l’origine du projet, plusieurs universités européennes, dont l’Université Libre de Bruxelles et l’Université de Rennes I. Leur démarche est simple. Intégrer un « être » artificiel dans une communauté de blattes, et de réussir à communiquer et échanger des informations. Pari réussi, et mieux encore. Car la bêbête bourrée d’émetteurs et de senseurs a été adopté par les insectes, et a été capable d’influer leurs décisions collectives. Par le biais de phéromones de reconnaissance spécifiques au groupe, Insbot possède ainsi une couverture olfactive propre, rassurant les blattes et facilitant l’échange. Bien sûr, on se doute que le projet ne vise pas à savoir ce que veulent bouffer les cafards au petit déj’. Objectifs réels du projet? D’une part, être en mesure de concevoir des sociétés artificielles basées sur le mode de fonctionnement des empires organiques. Puis, d’autre part, arriver à contrôler certaines colonies en influençant leurs décisions de manière significative. A voir, cette petite vidéo. Tremblez citoyens, les blattes sont l’arme du 23ème siècle. (via TechnoSience)
Et si on vous disait qu’utiliser une peluche débile serait un moyen de souder une équipe de travail? En tous cas, c’est ce que prétend Rachel Kern. Nom du projet? Monkey Business, pour monnaie de singe. Ecumant les couloirs du MIT avec ses singes acrobates, elle souhaite, à l’aide de ces animatronics, privilégier l’esprit de groupe et développer la communication spontanée. Car les bêbêtes ont les entrailles bourrées d’électronique embarquée. Fonctionnement? Via votre mobile, envoyez un « message » à votre collègue. Celui-ci verra alors son macaque se tortiller sur sa barre, émettre des cris divers et adopter des mimiques caractéristiques d’attitudes particulières. Heureux, malheureux, appeuré, surpris, pour ne citer qu’elles. Pas convaincu? Voyez ces vidéos. Le singe devient la réponse à la question « comment décontracter des scientifiques autistes? ». Plus sérieusement, le développement de ces bestioles se fait parralèlement à une étude sur l’esprit de cohésion dans une optique d’optimisation du travail. Un peu comme les stages mission en entreprise si à la mode aujourd’hui. Les grosses firmes seront peut-être intéressées. Attention, l’option « la peluche a mal à la tête » n’existe pas. Avis aux couples foireux. (Via InternetActu)