Aperçues à l’édition 2007 de Scopitone, les « coques de la ville » méritaient qu’on s’y attarde un peu plus. Son créateur, Gaëtan Robillard, nous éclaire sur sa démarche et nous démontre une nouvelle fois que son travail ne constitue en rien un loisir numérique ou un outil de visualisation, mais bien une œuvre d’art numérique à part entière. Place à l’entretien…
Gaëtan Robillard: Citypods, c’est un concept organique qui se développe à travers des continuités et des discontinuités. L’idée provient d’un regard sur la ville au sens de la dérive psycho-géographique, de la ville humeur, de la ville rumeur. En ce sens, Citypods est une morphopsychologie, une interface chimérique entre l’homme et son environnement, annexé aux rejets toxiques collectifs. C’est une traversée du nombre et du chaos, de la mesure et de la limite, mais aussi du temps réel, du temps machine… Pour résumer, Citypods est un branchement, un « plug », ou pour rester sur un langage numérique un « input/output ». Bref, un simulacre né du cinéma anxiogène de la culture de masse.
Christophe Ruelle et Christian Conti, pionniers du Web 1.0 (Voila, eStat et Respublica), lancent aujourd’hui leur nouveau projet : ipernity. Après radio.blog et netvibes, voilà qu’une nouvelle plateforme 2.0 made in France débarque sur notre e-paysage. L’occasion pour nous de poser quelques questions aux créateurs de ce flickR-like enrichi, qui n’échappe malhueureusement pas à la comparaison avec le géant racheté par Yahoo.
Regarde : Il y a bientôt 1 an, j’évoquais le développement d’Ipernity à travers un billet sur le blog, agrémenté par des screenshots leechés sur flickr. A l’époque, c’était vert et ça parlait de P.E.L., aujourd’hui on a affaire à un tout autre site. Qu’est ce qu’il s’est passé entre temps?
Christian Conti : Initialement destiné à des cercles fermés, ipernity a fait l’objet d’un profond remaniement. Nous avons innové, intégré les meilleurs concepts du Web 2.0 et tenu compte des remarques de nos beta-testeurs. Nous avons pris certes notre temps mais nous revendiquons aujourd’hui une solution complète alliant idéalement réseau social et partage à la carte de tout type de contenu numérique.
En pleine ébullition, la fêtre foraine Eniarof fait le tour des festivals, tout en soulevant la question des nouvelles formes de cultures émergentes. Rappelant parfois les travaux Cory Archangel, ce projet français provoque la rencontre de différentes de la bidouille intelligente, du retrogaming, du catch amateur, de l’interactivité pour tous, mais aussi des hommes escargots et des machines à secouer. Regarde est allé interroger le créatif à l’origine de tout ce bordel, pour en savoir un peu plus. Vous n’allez pas être deçus.
regarde: Qui se cache derrière Eniarnof ?
Inconnu: Oups ! tu as fait une faute c’est Eniarof ! (NDR : ça commence bien…) Je sais c’est dur au début mais une fois qu’on l’a en tête on l’oublie plus… Plus sérieusement, derrière Eniarof se cache en réalité Antonin (a.k.a ATO), c’est à dire moi. J’ai eu la chance d’avoir une bande d’amis qui ont cru un jour à un de mes projets farfelus… Maintenant on pourrait simplement dire que monsieur tout le monde peut participer à l’aventure Eniarof tant qu’il est prêt à tenir compte du DogmEniarof, donc ce n’est plus l’affaire d’une seule personne!
L’heure est grave. A mesure que la vague artoyz grandit, le nombre de victimes augmente de façon exponentielle. Et certains ne sont pas prêts de s’arrêter… Initiative intéressante proposée par un collectif de fans, echangemontoy vous propose tout simplement de mettre vos koogai ou autres bearbrick d’occaz à l’échange. Paraît-il qu’on faisait ça aussi avec les VHS (les quoi?). Encore balbutiant mais prometteur, ce site risque de faire parler de lui dans l’avenir. Petite rencontre avec fabz, à l’origine du projet…
regarde : Salut Fabz. Dans la vie, tu es?
Fabz : Graphiste de métier. Mais aussi particulièrement passionné par les choses inutiles et les collections en tout genre !
Les blogosphère aurait-elle besoin qu’on l’examine? Au programme de cette visite médicale: un point sur les relations entre les blogs français / étrangers, un début d’analyse du tourbillon de « via » auquel vous assistez chaque jour, et un rappel des droits et devoirs de chaque blogueur! Le diagnostic est mené par Gilles Klein, journaliste (et ancien photojournaliste) sévissant actuellement sur l’excellent PointBlog où il occupe la place de rédacteur en chef. En place!
regarde: Comment circule l’information à travers la blogosphère mondiale? Peut-on dores et déjà parler de hubs, d’autorités et d’aggrégats ?
Gilles Klein: Il n’y a pas de vraiment de pont entre les différentes « blogosphères », qui ne communiquent entre elles que rarement. En France, on sait par exemple peu de choses sur la blogosphère chinoise…. La barrière des langues joue donc souvent, sauf pour la blogosphère anglophone, qui ne domine pourtant pas l’univers des blogs.