Un background sombre, des silhouettes inquiétantes et un graphisme torturé, bienvenue dans notre coup de coeur de la semaine. Et il faut dire que ce portoflio nous en a mis plein la vue. Ramastom dépeint un univers chaotique et trash, savamment porté sur l’introspection des personnages qu’il met en scène. Les photographies, au même titre que ses « manipulations » sont de qualité et il faudra y reconnaître une certaine pertinence de mise en scène. Alors que certains n’y verraient qu’un énième graphiste métallo-bourrin, ce book présente au contraire un subtil mélange de douleur, de sensualité et de poésie. On aimera la simplicité et l’esprit donné à la navigation ainsi qu’au template. Pas de fioritures grandioses. Juste ce qu’il faut pour s’immerger dans un univers un peu décalé. Du rêve au cauchemard en toute somme, bercé par la musique d’Ez3kiel. Amateurs de vecto hype électro passez votre chemin. Quelques images dans la suite.
Quand un adulte, et qui plus est japonais, revisite les fantaisies et la magie de l’enfance, le résultat est surprenant. Le photographe Mayumi Lake, originaire d’Osaka et aujourd’hui basé à Chicago offre au public des clichés forts. On retiendra la série « Imaginary Alice » qui met en avant une relation étrange entre une femme et une de ces poupées érotiques ultraréalistes. Même taille, même tenue (pour ainsi dire, rien), les deux figures humaines intriguent et gênent, dans une chambre à coucher où plane désir enfantin et satisfaction sexuelle. D’autres travaux explorent le thème du prince charmant (et son cheval blanc), du présage et du rêve. La plus absurde reste cette photo très sombre d’une jeune fille s’endormant sur une chaise, près d’un arbre mis en pot, aux fruits assez proche du sperme humain. Comme certains oiseaux stockent de petits animaux morts près de leur niz, peut-on imaginer que la femme préserve de la semence pour un hypothétique futur enfant? A moins que ce ne soit qu’un rêve… Une expo insolite proposées à la galerie M.Y. ART PROSPECTS jusqu’au 24 juin. (via placebokatz)
On en a vu des trucs dingues depuis un moment, mais ça c’est vraiment bluffant. Dernière folie de ces messieurs de Stanford, ce proto permet à l’utilisateur de faire la mise au point après la prise de vue. Les vidéos de démo sont impressionantes. Une nana mignone à peine visible derrière le portrait de mémé? Pas de problèmes, on floute la vieille on se fait un poster. La bête est appelée appareil « plénoptique ». Ca ne vous dit rien ? Moi non plus. Disposant de lentilles mesurant la quantité de lumière arrivant dans l’objectif, l’appareil permet ainsi d’imaginer et de conserver la profondeur de champ si la prise de vue était différents. La bête est appelée appareil « plénoptique ». Ca ne vous dit rien ? Moi non plus. Il dispose de lentilles coincées entre l’objectif et le capteur. Le but ? Mesurer la quantité de lumière arrivant dans l’objectif et imaginer et de conserver les différentes profondeurs de champ possibles, comme si la prise de vue était différente. J’avoue, j’ai encore du mal à m’imaginer le principe de fonctionnement. Tout simplement « terrific ».
Encore à l’état de prototype, ce joujou à peine bricolé fera sûrement un carton le jour de sa sortie commerciale. On risque fortement de s’impatienter. Dommage, la brune était vraiment canon là-bas .
Non nous n’allons pas vous parler d’une nouvelle marque de bière mais bien d’un photographe découvert cette semaine par notre fine équipe. Cumulard, cet artiste résident à Prague a été diplômé de la Private Academy of Fine Art de Bratislava puis de l’Institute of Digital Photography de Prague. Awardé et reconnu par les grosses boîtes de pub européennes, ce superactif de l’objectif manie un style tout en contrastes, entre pureté de l’image et chaos des lignes. Bercée par les fuyantes industrielle, la série « Garages » parle de l’aspect esthétique et utopique d’espaces souterrains vides, contrastant avec l’activité frénétique qu’on leur connait habituellement. A l’instar de ses autres séries, l’humain est physiquement absent mais est implicitement suggéré par l’univers dans lequel évoluent les photos. Point intéressant, Kropilak utilise la retouche de manière simple et épurée, limite aérienne, qui offre cet aspect soft mais pas aséptisé à la plupart de ses compositions.
Bref, un bien beau portfolio pour démarrer la semaine. Et si le coeur vous en dit, les photos sont à vendre. Suffit juste de pas manger pendant un mois…
Vrway continue à nous livrer des panoramiques de jeux vidéo en Quick Time VR. On en parlait déjà ici, cette fois c’est le dernier titre de Raven, Quake 4, qui a droit à sa galerie. Libre à vous de laisser promener votre oeil (oui un seul) sur l’un des 15 décors proposés. De quoi faire découvrir aux détenteurs d’une petite config les prouesses du moteur de Doom 3. Ca bump de partout, et ça va, comme d’habitude, en faire baver un paquet.