Wizards of the coast modernise la pratique du jeu de rôle avec la quatrième édition du célèbre Donjons et Dragons. Embrassez une dernière fois votre D20 et votre crayon à papier, les rôlistes passent au numérique ! C’est en tout cas le message délivré cet été par le géant du jeu, bien décidé à utiliser les dernières technologies pour améliorer l’expérience des joueurs. Troquant son bel écran en carton contre un ordinateur, le « game master » de temps modernes ne perdra ainsi plus son temps à jeter ses dés sur la table et faire des calculs complexes ! Ce nouvel outil proposé aux adeptes des donjons fera sans doute hurler les puristes, mais soulagera bon nombre de maitres du jeu qui pourront ainsi mettre l’accent sur la qualité de l’aventure proposée et sur le roleplay. C’est également la fin des mallettes de jeu encombrantes ! Les nombreux livres de références, difficiles à trimballer, seront en effet déclinés au format numérique et accessibles depuis un nouvel espace en ligne, le « D&D insider ». Toujours dans un souci de simplifier l’accès au jeu, Wizards propose un assistant interactif de création d’avatar, facilitant la création de sa feuille de personnage et de customiser l’apparence de son héro. Les parties pourront même être prolongées en ligne, via « D&D Game Table », qui permettra à tous les participants de jouer à distance. Voip, chat, création de donjons, jet de dés virtuel, contrôles des monstres, tout est fourni, si ce n’est l’aventure et les gens pour la vivre… Débarrassés des calculs divers et des vérifications incessantes des règles, les rôlistes gagneront-ils pour autant en immersion ? Pour plus de détails sur ces nouveaux outils, jetez un oeil à la conférence en 4 parties disponible sur Youtube.
Un futur nouvel outil open-source pour les artistes et designers. Initié par le laboratoire de design interactif de l’université des sciences appliquées de Potsdam, ce chantier vise à créer un logiciel permettant aux créatifs de dessiner leurs propres schémas de circuits. Si des cartes comme Arduino et Wiring permettent déjà de facilement prototyper un projet, le dispositif final reste souvent très artisanal. « Fritzing » devrait donc permettre aux non-initiés de facilement générer un modèle de PCB, qui sera ensuite envoyé à un fabricant pour être produit en série. Il devrait normalement suffire de reproduire son architecture sur un breadboard virtuel pour obtenir un fichier CAD complet ! Un workshop est organisé le 17 septembre à côté de Berlin pour poser les premières briques de ce soft d’ « Electronic Design Automation software » pour les nuls. A suivre.
On nous l’avait déjà chuchoté à Laval Virtuel, Virtools, récemment gobé par Dassault, revient avec une version 4 pleine de nouveautés. Comme on pouvait s’y attendre, le papa de Solidworks s’est efforcé de proposer un outil qui réponde mieux aux besoins de la visualisation industrielle. Virtools se retrouve ainsi naturellement au cÅ“ur de la politique « 3D for All » actuellement menée par le géant pour démocratiser la 3D. Bertrand Duplat, Président fondateur de Virtools, le confirme en tout cas en partie à travers une interview accordée à 3d-Test. Au programme des nouveautés, le support du format 3D XML issu des logiciels industriels tels que CATIA, Solidworks, ENOVIA, SIMULIA ou DELMIA. Après une moulinette semi-automatisée, il sera ainsi tout à fait possible de préparer vos modèles pour le temps réel, de bénéficier des shaders de Virtools, et de facilement mettre un produit dans son contexte. Le blabla marketing répond au doux nom de PCS (Product, Context, Scenario), et sera vendu à grands coups de bibliothèques de comportements. Outre le virage radical effectué au niveau du Virtools Player (remplacé par 3D office et 3D XE, deux nouvelles applications customizables et intégrable aux documents Office), on notera surtout le support de la console portable de Sony. Un pack dédié permettra en effet de développer sur PSP avec les comportements, le VSL (script textuel), et le SDK. Un jeu développé en ce moment par Leviathan pour Konami utiliserait déjà ce pack… Que les afficionados du homebrew ne s’emballent pas trop vite: il faudra une version “dev” de la console, en réseau avec Virtools, pour se lancer dans le moindre cmo. Une très bonne nouvelle pour les étudiants et les artistes interactifs, qui verront là une passerelle accessible vers le middleware. Pour plus de détails sur la features list, rendez-vous sur cette page.
Flock, c’est le nouveau browser web (un navigateur de l’internet haut débit), basé sur le code Firefox, qui va rassembler les foules. Développé sous le chaperon de Bart Decrem (bien connu de la communauté open source pour son implication dans la fondation Mozilla et pour sa startup Eazel aujourd’hui out of business) par une petite équipe de développeurs californien, qui intègre des technologies web nouvelle génération (gestion des flux RSS, bookmark en ligne, outils de blogging…). A peine sortie du compilateur, on nous sert déjà en téléchargement la version preview réservée aux développeurs. C’est censé être tout plein de bugs et évidemment loin d’être terminé, ça pourrait même faire sauter votre ordinateur si vous surfez sur le site de microsoft, mais à part ça, ça fonctionne plutôt (très) bien.
Un malade a programmé un clone du célèbre jeu de danse Dance Dance Revolution pour calculatrice. Lycéens et étudiants, vous qui aimez les maths, vous qui avez une Texas Instrument, vous n’aurez plus à subir les moqueries des possesseurs de Casio et de leurs jeux pourris. A vous les parties endiablées de DDR, il va y avoir de la flêche dans l’air. On doit ce bijoux insolite à Kevin Ouellet, qui a tout l’air d’être français. Lib xLib Revolution (le nom du jeu), utilise la xLIB flash APP de Patrick Prendergast. Ca ne vous avancera pas plus que moi, mais sachez juste que contrairement à pas mal d’autres applications du genre, ça tourne du feu de dieu sur la calto, qu’il y a même des fonds et des animations, et surtout, qu’on peut créer ses propres niveaux. Quelques captures sont disponibles ici. Respect.