Qui n’a jamais essayé de le fabriquer? Qui n’a jamais pris quelques bouts de ficelle, deux gobelets, et n’a tenté de les assembler? Rappelez vous. C’etait magique. Vous entendiez votre pote à l’autre bout de votre maison. Nostalgie… Aujourd’hui, les appareils de communication sont dénués de toute sensibilite ou dimension intime, tentant simplement d’ajouter le plus de fonctions pour faire ressembler votre télephone a un hub multimédia. Et c’est a partir de ce constat qu’est né le Cup Communicator. Sorti tout droit de l’imagination débordante de Duncan Wilson, ce petit dispositif ne manquera pas de vous rappeler quelques souvenirs. Tirez sur la corde pour activer, pressez pour parler, et la magie s’opèrera. Loin de vouloir proposer un nouveau modèle de télephone portable, le créateur cherche simplement a démontrer qu’il y a d’autres moyens que de bourrer vos portables de technos inutiles, pour vous en rapprocher, et en faire un objet qui vous sera intime. Simple. Poétique. Nostalgique. Tiens, y’a deux gobelets sur mon bureau là… Peut être que si je prend un lacet… Quelques images dans la suite. (Via wmmna)
Non ce n’est pas un jeu de mot, ni une invention tirée des délires préhistoriques de la famille Pierrafeu. Rangez votre dernier 19″ plat Widescreen au placard, c’est devenu has been. Pour être dans le coup de nos jours, achetez donc un moniteur en beton. A la base de ce projet un peu loufoque, trois hommes, apparemment sains d’esprit, liés a l’Innovation Lab, un institut de recherche orienté sur les nouvelles technologies. Ainsi, Christoffer Dupont, étudiant en ingénierie, Lene Langballe, étudiant en architecture et Dalton Beton (son vrai nom), manufacturier de composés bétonnés, sont les heureux papas d’un périphérique d’affichage ma foi tres original. Principe du dispositif? Des fibres optiques, directement integrées au beton, transmettent en surface le signal émis par une source lumineuse (projecteur ou autre) générant ainsi, a l’instar de pixels, des formes, des couleurs ou encore un film. Possibilité d’évolution? Enormes. En effet, on pourra penser que l’industrie du bâtiment ou de la communication ne traineront pas a récupérer le concept. Qui sait, dans quelques années, peut-etre vos pubs seront-elles directement integrées a vos murs, dans les rues… Complètement a l’oppose du combat perpétuel pour la miniaturisation des périphériques multimédia, cet écran un peu bizarre nous amene une petite brise d’ironie et de critique tres raffraichissante. Dans un monde dépassé par l’omniprésence des technos, toujours plus « performantes » et intégrées, de force, dans nos vies, on a des fois besoin de retourner sur terre et de se marrer un peu. Un vrai projet…en béton armé. (Via wmmna). Quelques images dans la suite.
Des extrémités « artyficielles » sexuellement inspirées, proclamées accessoires de mode. Quand Ryan Burhard explore les rapports hommes / femmes en plein ébats amoureux, et abuse un peu trop du kamasutra, il tricotte une série de masques issus d’un cache cache identitaire. Hérités de notre obsession à catégoriser les comportements sexuels, et à vomir du canon de beauté photoshopé, ces appendices anthropomorphiques (un chouïa bestiales) carburent au symbolisme pur. Raccordant les porteurs à leurs habitudes coquines, elle leur procure par la même occasion une nouvelle identité, qui, d’après l’artiste, est complètement assumée. Mélangez extraversion, introversion, théâtralisme et d’autres mots compliqués, pour finir par comprendre que le veinard dont on parle partage une relation tout à fait symbiotique avec son bout de laine buccal. Une étonnante curiosité créative, pas moins réussie, à laver avec Mir Laine (via 1+1=1).
Le jour où vous croiserez une sphère d’un mètre soixante bardée d’écrans rouler dans la rue, ne regardez surtout pas en sa direction : elle est invisible. Si si, approchez vous un peu… Tout droit sortie de l’imagination délirante de Jonathan Schipper, Invisible Sphere interroge. Eloge de la mobilité des périphériques de surveillance à la Big Brother? Nouvel attirail matrixien ? Version électronique du final de Critters 2? Non non, on vous l’a déjà dit : cette sphère est invisible! Son secret? Etre composée de 215 moniteurs affichant grâce à autant de caméras, l’angle qui leur est directement opposé. Simple. Magique. Vous aurez l’impression de regarder au travers, si vous arrivez à faire abstraction de la structure qui vous fait face. Chose intéressante, la sphère est mobile, et peut être déplacée un peu partout en roulant. On appréciera le côté archaïque du montage, directement opposé à l’omniprésence auquel il fait référence. They’re watching you. Quelques images dans la suite. (Via infosthetics)
Si vous êtes de ceux qui ont toujours cette impression d’observer leur vie à l’extérieur de leur corps, ceci est fait pour vous. Third Eye de son petit nom, est un périphérique de vision alternative développé par Takehito Etani. Cet e performer nippon un peu décalé a voulu devélopper, de manière concrète et numérique, le concept d’expérience extra-corporelle. A l’aide d’une simple webcam et d’un écran LCD 2 pouces, le gadget permet à l’utilisateur de voir le monde à la manière d’une caméra à la troisième personne. Traduction pour les nuls, vous observez le monde comme dans Tomb Raider. Sympa. Bon d’accord, vous n’avez pas l’air sain avec votre costume blanc et votre attirail hi-tech bricolé. On a rien sans rien. Bien sûr, votre vision normale est masquée, et vous ne pourrez faire confiance qu’au retour vidéo pour vous mouvoir et utiliser des objets banals. Et c’est là que la tâche se complique. Okay, marcher dans Time Square parait simple, mais vous avez déjà réussi à faire la bouffe avec Lara Croft? On fait moins les malins! On aimera le côté un peu voyeur et oppressant de la façon d’appréhender la vision ainsi que ce principe de révélation personnelle. Et oui, vous n’êtes pas si sexy quand vous tortillez le cul. Quelques images dans la suite. (Via SelectParks)