Quand la culture manga et l’estampe japonaise rencontrent l style graphique d’Alice et son Wonderland, le mélange est explosif. Yosuke Ueno nous propose ainsi un magnifique portfolio, fort d’une très belle collection d’illustrations à cet aspect si particulier. Mais à la différence du roman de Lewis Caroll, le message que cherche à nous faire passer l’artiste n’est ici nourri que par le positivisme et l’amour. Okay, à première vue, on aurait affaire à une illustratrice hippie, congressiste de paix. Mais la première impression est ici belle et bien fausse. Expliquant de manière de façon originale les bases de son travail par des clés de compréhension, on se rend vite compte que la simple motivation de l’artiste est juste de servir son imaginaire. Un imaginaire enfantin, flottant dans le voile cotonneux du rêve, flirtant parfois avec des influences proches de l’univers pictural de Dali (Encore ici sans le message porté par l’artiste en question). Parmi ces clés dont elle nous raconte le contexte, on peut notamment citer Anne Frank, le nombre 7, les couples, symbôles du bonheur, les crânes, avatars de la mort. Bref, un mix décalé à l’origine d’illustrations magnifiques. On retiendra celle de Mario, parlant au Nes-Paddle Roi, Yosuke s’appropriant et détournant avec style notre plombier favori. Un soupçon de poésie, une grose dose de talent et le tour est joué. Bref, à découvrir au plus vite. (Via las insolitas aventuras del pez)
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Prenez une pincée de mégalomanie, un brin de folie, ainsi que des über skills illustratives, et fourrez les dans un mec un peu barré. Patientez une poignée d’années et vous obtiendrez notre artiste du jour. Andrew Jones, illustrateur un brin loufoque, est loin d’être inconnu dans le métier puisqu’il a travaillé comme concept-artist pour Nintendo à l’occasion du projet Metroid, et a été co-fondateur de ConceptArt.org. Non content d’en rester là , le gaillard est aussi directeur artistique chez Massive Black Inc., qui a notamment participé aux jeux Gun, Battle for Middle Earth ainsi que le futur Hellgate London. Bref, un bon gros bourrin comme on les aime, également amateur de body paint, nous proposant un portfolio plus que fourni. Cultivant un style graphique ancré entre le trash héroic-fantasiesque et un glauque digital si particulier, il ne vous manquera pas de vous entraîner dans un univers sombre, décalé tout en dynamiques et en lignes tranchantes, qui nous rappellent la pâte de Bilal. Sa boulimie du dessin l’amena notamment à créer 1000 autoportraits en l’espace de trois ans, soit près d’une illustration par jour. 0,91 dessins par jour pour être plus précis… Bref, on aime, on en redemande, et on en fait notre wallpaper.
Certains diront que les commentaires ne servent à rien. Moi ca m’évite d’aller chercher trop loin pour pondre un article. Ladies and gentlemens, Introducing AcerB, decouvert via ses petits messages laissés au passage sur regarde. Du haut de ses 25 ans et de sa Belgique natale, ce graphiste est du genre éclectique. En effet, un premier passage sur son portfolio nous montrera à première vue des facilités et un talent certain pour le graphic design edulcoré, drôle et léger. Fresh. Mais il y a un mais. Allons un peu plus loin… Apres une petite recherche Gougueul, on tombe sur son blog et son deviantart. Et là , bonne surprise, le bonhomme multiplie les terrains d’expression. Car AcerB s’illustre tout aussi bien dans l’illustration d’héroic fantasy, notamment le projet Apokryph, que dans le skinning de toyz delurés et autres créas japanisantes (Naimoka). Un style bien marqué, mais différent à chaque fois, et surtout adapté au contexte de création. Bref, du bon, du lourd, comme on les aime, pour se réchauffer un peu pendant l’hiver. Enjoy. Quelques images dans la suite.
Un splash tout ce qu’il a de plus de banal. Une illustration en fond. Ouai, un portfolio quoi. Quelques clics…et là : BAM. Ce mec est un bourrin! Daniel Simon est le type de gars qui foutrait au chômage une promo entière d’une école de graphisme réputée. Ce touche à tout un peu spécial nous offre au travers de son book une vision globale de ses talents. Et quels talents… 3d, illustration, graphisme, photo… cet amateur de la palette graphique arrive à nous faire douter des technique employées pour ses créas. Au travers de véhicules très Quakiens, de concept cars qui feraient pâlir Pininfarina ou encore de créatures phéminines aux galbes … mmh bref, on en prend plein la gueule et on en redemande. Faut dire que le gaillard est passé par Lamborghini et Bugatti… On notera quand même une influence LucasArt nouvelle génération dans sa façon d’approcher les engins volants. Pas dénué d’humour, le type précise dans sa bio que l’année 2055 est pour lui un Game Over. Dans le même genre, les seuls awards dont il nous met au courant vont du concours de T-shirts mouillés à la victoire en course en sac. Bref, un extraterrestre comme on les aime et qui ne manquera pas de vous taper dans l’oeil. Vous connaissez la suite.
Cette semaine, c’est donc Konect, qui est à l’honneur des découvertes. Créateur ? Keffer, de son surnom. Et sous ce pseudo se cache un frenchie plutôt doué. Non vous ne rêvez pas il n’a que 21 ans. Et sacrément doué pour son âge. Son book n’est pas vraiment ridicule, et le bonhomme s’illustre tant dans les arts picturaux classiques (peinture, photo), que dans les arts numériques. Affiches, covers, logos, websites… Pas mal de casquettes qu’il réussit à maintenir à un bon niveau. Keffer n’a pas vraiment de griffe, contrairement à Moon par exemple, mais a une capacité d’adaptation stylistique non négligeable. Moderne, tendances old school par ci par là , il évite de peu l’écueil du hype. Cheval de bataille et fil conducteur de Konect, la série des chantiers vivants, sorte de réflexion urbaine à la limite de l’art. Coup de cœur de la visite ? Les « GRNOUYE » qui se balladent un peu partout sur les murs de Paris. On aime. N’oubliez pas de faire un tour sur son blog. Quelques images dans la suite.