Valve surveille ses joueurs. Formidable plateforme de distribution en ligne, « Steam » est également un outil de monitoring qui enregistre le moindre de vos frags. On en parlait déjà à travers cet article, les développeurs ne manquent pas une occasion de garder un œil sur les joueurs connectés ! Aujourd’hui accessible en ligne, les statistiques générées sur Half Life épisode 2 nous éclairent donc un peu plus sur le type de données récupérées. On découvre sans surprise plusieurs diagrammes sur le temps d’utilisation (nombres d’heures nécessaires passées à finir le jeu, durée moyenne d’une session, durée totale passée sur le titre…) et le niveau de difficulté choisi, mais également des informations plus croustillantes sur les niveaux. On nous sert ainsi un « heat mapping » des morts suivant les différentes cartes, qui mettent en avant les zones difficiles du jeu. Complétées par des graphiques, ces cartes pourraient permettre aux développeurs d’équilibrer les différentes phases et éviter des frustrations récurrentes. En ajustant le gameplay en fonction de ce retour statistique, Valve doit néanmoins veiller à ne pas infantiliser sa série en la rendant plus facile d’accès au grand public. A l’heure des joueurs sans pitiés, ce système de tracking autorise donc les créateurs à corriger le tir après un passage en gold un peu précipité… Emprunté à la Xbox, le système d’ « achievements » intégré à Steam, est censé renforcer l’intérêt du jeu et prolonger la durée de vie du titre. Les résultats montrent pourtant que les joueurs sont loin de tous se prêter à ce genre de petits défis… Est-ce propre au genre FPS ? A découvrir donc, la section « Steam & game stats » du portail de Valve.
Julian Oliver dévoile la pré-beta d’un « memory » spatial particulièrement innovant. Entre interface tangible et réalité augmentée, ce projet de jeu interactif utilise un cube dissimulant un véritable petit labyrinthe en 3D. A chacune des faces correspond une chambre, connectée aux autres par un réseau de portes et d’escaliers et qui ne sera révélée sur un écran que si vous présentez l’objet devant une caméra ! Votre mission ? Aider le pauvre avatar enfermé dans ce dédale à trouver son chemin… En faisant légèrement pivoter le cube dans un axe, vous pourrez progressivement mener le personnage de pièces en pièces. Voies sans issues, escaliers piégés (retour à la case départ) et limite de temps pimenteront certainement la partie et enrichissent un gameplay extrêmement basique, mais visiblement efficace. « LevelHead » superpose donc un environnement virtuel à la réalité, et propose une interface « cube » particulièrement simple à manipuler. Si le dispositif ne révolutionne pas le domaine de la réalité augmentée, il développe à moindre coût une interaction tangible cohérente avec le virtuel. Un simple cube tagué de différents motifs et un « eyetoy » suffisent au programme de ce spécialiste du game art pour reconnaître la position du contrôleur et déclencher les actions adéquates. Encore en développement, le jeu devrait comporter 5 niveaux, des pièges toujours plus vicieux et d’un support du multi-cubes! A découvrir en vidéo.
La Wii peut afficher du photoréalisme ! Chez « regarde », on aimait bien la dernière console de Nintendo. D’abord parce qu’elle mimi, qu’elle tourne des heures sans broncher, qu’elle permet de créer des personnages débiles, mais surtout parce que la télécommande arrivait comme un messie dans une industrie sclérosée par des pads vieillissants. On savait que c’était une Gamecube déguisée, qu’on pouvait dire adieu à la HD, qu’on n’allait jamais avoir de jeux photo-réalistes, mais quand même, on pensait que les développeurs allaient faire des efforts… Aujourd’hui, on sait que ce n’est pas prévu pour tout de suite. Entre les adaptations de titres DS et les « party games » vite fignolés, on dirait bien que le catalogue Wii s’apprête à voir recevoir cerise sur le gâteau, de sa « master piece » à elle. Avec « Rayman et les lapins ENCORE plus crétins », Ubisoft enfonce une porte à présent ouverte à toutes les aberrations. Oui, chers casual-gamers, préparez vous à ventouser du lapin à travers des décors … filmés ! Exit les décors cartoons, c’est caméra au poing que les développeurs ont arpenté Paris pour filmer les séquences de leur suite. Ne me faîtes pas le coup de la cohérence avec le concept et du côté décalé, on avait jamais vu aussi cheap depuis les vieux jeux d’aventures PC. Et ce n’est pas un peu d’ « environment mapping » qui va changer la donne. Heureusement, tous les mini-jeux du titre ne sont pas concernés… (via gamerama)
Après avoir attiré plus de 600 000 internautes, l’incontournable jeu en flash de Jenova Chen est à présent disponible sur PS3. Rappelez-vous : une biosphère surréaliste, un organisme aquatique en constante évolution, et un abysse sous-marin aussi profond que minimaliste. Voilà les quelques ingrédients qui ont fait le succès de cet ovni vidéo-ludique, réalisé par des étudiants en game design. Il faut dire qu’avec un ajustement dynamique de la difficulté, la plupart des joueurs y trouvent leur compte ! Fl0w délivre une expérience personnalisée à chacun, tout en misant sur un univers graphique et une musique qui relèvent presque de l’hypnose. Les fans sont accros, à tels point qu’ils bidouillent les fichiers du jeu pour prolonger la durée de vie du jeu. Le « bleu profond » se retrouve aujourd’hui naturellement sublimé sur PS3, décliné sous 5 environnements différents. Une aubaine pour ce titre, présenté comme sujet de fin d’études ! Pour à peine 8$, les possesseurs de la console auraient tort de s’en priver ! A télécharger sur le Playstation Network, ou dans sa version originale sur le site du jeu…
Entre Loco Roco, Katamari Damacy et Mono, ce mini-jeu indé va vous faire aimer la couleur. Commandé par la ville d’Utrecht pour rassurer les habitants quant aux réaménagements de son centre ville, « The Blob » est le genre de titre coloré et totalement déjanté qu’on aimerait voir plus souvent. Si le brief politique n’a rien de particulièrement excitant, les game designers en herbe de la Hogeschool ont en fait un véritable petit bijou. C’est donc dans un univers urbain, représentant la ville après les travaux, que vous allez devoir faire rouler une aqua-bestiole boulimique dont la particularité est d’absorber les couleurs ! Pour peu que vous rencontriez les PNJ du jeu (correspondants aux couleurs primaires), vous allez vous retrouver, sans trop comprendre pourquoi, à repeindre un environnement lowpoly tout blanc. 17 quartiers sont ainsi à redécorer, en suivant les indications d’une carte accessible d’un simple clic. Initialement conçu pour un trackball, le jeu, carburant sous Ogre, reste parfaitement jouable à la souris et développe donc un gameplay des plus simples. Une véritable frénésie s’installe après quelques minutes de jeu, et vous vous retrouverez bientôt à sauter dans tous les sens, à coller les voitures, murs et autres statues pour le simple plaisir d’en mettre partout. Un plaisir communicatif donc, qui se suit à la trace sur le net, puisque THQ a mis la main sur le projet pour l’adapter sur Wii ! C’est Chamboulout qui relaie l’info, et on ne peut qu’attendre la sortie d’un titre qui saura sans doute trouver sa place dans le catalogue de la console de Nintendo. En attendant, vous pouvez goûter à « The Blob », dans sa version originale, en cliquant ici même (97mo vous attendent) !