Sorti le 16 mai, Amusement est le premier magazine lifestyle sur les jeux-vidéo et la culture interactive. Oubliez un instant le caractère auto-promotionnel de ce billet, « Amusement », c’est le trimestriel de la culture vidéoludique dont vous aviez toujours rêvé. Preuve en est : vous y retrouverez tous les thèmes chers à « regarde », écrits par le gratin de la presse et du net sur 196 pages de papier glacé. D’ailleurs, si vous vous demandiez pourquoi ce blog se fossilise doucement tandis que le spam envahit les commentaires, c’est tout simplement parce que Abdel Bounane, rédac’ chef de la bête, réclame à n’en plus pouvoir mes théorico-palabres habituels (j’exagère peut être un chouïa). Vous l’aurez compris, ne serait-ce que pour avoir le plaisir de continuer à me lire (second degré inside), il vous faudra acheter ce magazine ambitieux sur le fond comme sur la forme. Pas d’actu, de preview ou de tests au programme, seulement des articles aux angles inattendus et pertinents. Romanciers, artistes, curateurs d’art contemporain, chercheurs, chroniqueur radio, développeurs, bloggeurs, professeurs d’université ou animateurs télé : tous s’expriment, comme jamais au sein d’une même publication, sur le jeu vidéo et les pratiques culturelles qui en découlent. Véritable bouffée d’air frais dans la presse française spécialisée, ce mag’ devrait séduire les joueurs intelligents (un segment qui démarre généralement autour de la vingtaine). Et que ceux qui seraient rebutés par la facture hype et gay-friendly de la couverture se rassurent, les articles valent vraiment le détour. De mon côté, j’ai scotché sur les pubs Sega réalisée par le photographe de mode Grégoire Alexandre, le témoignage d’un cascadeur virtuel, le décryptage d’un jeu DS par un prof de maths, le dossier sur Cao Fei, les interviews de Sébastien Tellier, David Perry ou William Gibson, l’article sur l’épidémie de « Corrupted Blood » sur World Of Warcraft, le retour sur la liberté d’action de Shenmue, la chronique sur l’exploitation positive des bugs, l’article sur la politique dans les MMORPG, le reportage sur Shanghai, le portrait du créateur de Snake sur mobile, les fictions et Michael Stora et de Cory Doctorow et le coloriage Iron Man ! J’en profite enfin pour les saluer : mes voisins d’URL Etienne Mineur et Dereck sont également de la partie…
Les hacktivistes Michael Steil et Felix Domke ont extrait le code de signature des programmes Wii. Présenté il y a quelques jours à la 24ème édition du « Chaos Communication Congress » (24c3) à Berlin, leur travail devrait donc permettre de faire tourner n’importe quel programme amateur sur la console. Rappelons que la protection mise en place pour Nintendo rendait jusqu’à présent impossible l’exécution de « homebrews ». On peut donc s’attendre à voir prochainement débarquer une distribution de Linux pour la Wii et une pléthore de petits softs et jeux amateurs. Le géant nippon s’étrangle déjà , mais pour l’heure, le hack n’en est qu’à ses balbutiements : la preuve en vidéo. (via Boing Boing)
Le géant nippon souhaite interdire la vente de cartouches flash en France. Elles ont fait le succès de nombreuses boutiques sur internet, les fameuses Supercard, EzFlash, M3 et autres R4 ont aujourd’hui disparu des rayons. Vendus aux alentours de 50 euros, les « linkers » transforment votre Nintendo DS et véritable console multimédia. Vidéos, photos, musiques et programmes amateurs stockés sur une carte MicroSD peuvent ainsi être très facilement lus sur la petite portable ! Mais pour de nombreux joueurs, ces accessoires aux allures de cartouches officielles servent avant tout à faire tourner des copies de jeux téléchargés sur internet… Evidemment néfaste pour l’industrie du jeu vidéo, la démocratisation des linkers avait néanmoins fait le succès de la scène « homebrew », particulièrement active sur ce support. Les poursuites entamées par Nintendo signent la fin de nombreux projets amateurs qui misaient sur ces supports pour être diffusés. On se rappelle également de quelques exemples d’applications artistiques qui utilisaient les fonctionnalités de la DS d’une manière intéressante. Entamant une véritable croisade contre le piratage, la firme japonaise a également annoncée la sortie prochaine d’une cartouche légale, au fonctionnement similaire aux linkers, permettant de télécharger depuis la console magazines, films, séries et bandes dessinées. N’espérez évidemment plus pouvoir faire tourner votre rom maison… Plus d’informations par ici.
Microsoft encourage les rencontres sur le Xbox Live. Prévue pour début décembre, la prochaine mise à jour logicielle de la 360 transforme votre console en véritable outil de réseautage social. A l’instar des Myspace, Facebook et autres services web communautaires qui font fureur sur le web, il sera possible de rentrer en contact avec les amis de vos amis. Pour rappel, il fallait jusqu’à présent connaître le « gamer tag » d’une personne où la rencontrer lors d’une partie pour l’ajouter à sa liste d’amis. Une simple exploration de vos contacts suffira donc à présent à étendre votre réseau… Données interopérables obligent, cette buddy list améliorée sera à la fois accessible depuis l’interface de la console et depuis la plateforme web de la Xbox. La firme de Redmond devrait d’ailleurs très prochainement recycler ses « espaces MSN » pour concurrencer l’excellent « Steam Community ». Carte de joueur, collection de jeux, succès débloqués et hi-scores devraient donc bientôt s’agréger sur la toile autour des pages personnelles estampillées « Xbox Live». Définitivement en avance côté usages par rapport à ses concurrents, le constructeur américain, par cette petite fonctionnalité, pose la première brique de ce qui deviendra sans doute un réseau social international de joueurs. Déjà obligés de jouer avec de vrais gens en ligne, voilà que leur cyber-identité sera exhibée par Microsoft dans les jours à venir (trois niveaux de visibilité sont néanmoins prévus). La socialisation des gamers est en marche, on vous avait prévenus…
Ils ont une drôle de tête, un look insolite et un comportement étrange : les « Scopitoons » ont envahit un univers en 3D et déambulent à leur gré sans se soucier de leurs créateurs ! En quelques clics, petits et grands ont pu créer leur avatar, au détour d’une visite à la « Friche numérique », et le voir évoluer dans un écosystème aux règles simples. Commandé par le festival Scopitone, cet atelier des pratiques sans prétention a permis au grand public de s’initier de manière ludique aux univers virtuels et au texturing. Accessible à tous, l’interface de création proposée sur plusieurs postes, faisait le lien entre 2D et 3D et donnait en effet à chacun la possibilité de personnaliser l’apparence de son personnage. Que ce soit en piochant dans une base d’éléments graphiques (yeux, nez, bouche, motifs), en paramétrant les couleurs de chaque partie du corps ou en allant jusqu’à se prendre en photo via les webcams installées, l’utilisateur pouvait très rapidement et facilement customiser son avatar à la tête rectangulaire. Aussitôt générée, la texture, visible à l’écran, était plaquée sur un personnage en 3D, évoluant cette fois-ci en temps réel dans un décor autonome projeté sur grand écran ! Sans surprise, on retrouve un combo Flash / Mysql / Virtools, qui a plutôt bien fonctionné malgré l’absence de gestion des collisions entre les créatures. Ces dernières disposaient néanmoins d’une petite quinzaine d’animations différentes et ne se gênaient pas pour s’endormir une fois la nuit tombée… Inspiré par l’univers des « designer toys » et de « Où est Charlie ? », ce dispositif interactif du collectif « llllllllllllllll » (L16) autorisait les utilisateurs de passage à laisser leur trace dans ce « Livre d’or » visuel où chacun se plaira à suivre les déplacements et les actions de son alter-égo virtuel. Une formule qui aura en tout cas séduit les nantais, en témoigne cette vidéo rétrospective !