Avec « Origami Experience 2 », Microsoft démocratise une nouvelle manière de s’identifier. A l’heure où les identités numériques convergent au profit d’un identifiant unique, il n’est pas toujours facile de se rappeler de la chaine de caractères parfois complexe qu’il nous faut taper à chaque login. Donnée sensible, le mot de passe a d’autant plus d’importance qu’il est souvent le dernier rempart de votre hypersphère. Pour simplifier les usages et garantir une sécurité accrue, Microsoft dévoilait en janvier « Origami Picture Password », une technologie de mot de passe visuel pour son UMPC maison. Elle permet très simplement d’accéder à votre session en pointant différentes parties d’une image plutôt que d’utiliser un clavier virtuel. Ludique, rapide et fiable, le dispositif fait appel à la mémoire visuelle des usagers et assure un nouveau confort d’utilisation. Déjà bien connu des utilisateurs de PDA et Pocket PC, ce type d’interface devrait s’imposer dans les mois à venir sur tous les systèmes mobiles tactiles…
Des ingénieurs un tantinet électro réinventent le bÅ“uf musical. Alors que les guitaristes dépressifs continuent de pleurer leur ancien groupe et leurs jam sessions, les solutions de création sonore collaboratives se multiplient! Mais si la Reactable et ses possibilités multi-utilisateur en a bluffé plus d’un, il est indéniable que logistiquement parlant, posséder une table tactile à la maison n’est pas à la portée de tous. Audiofaktor, une application réalisée par des étudiants du Department of Computer Science de l’Université d’Aarhus au Danemark ainsi que de Bechbox, prend le contrepied de l’exemple précédent et propose non plus de partager une interface tangible, mais simplement un espace virtuel. Des ordinateurs branchés en réseau vont ainsi permettre à leurs utilisateurs respectifs de manipuler et de modifier des samples sonores sur un même espace de travail, via un logiciel dédié. Représentées en 2D par des cercles, les boucles musicales vont ainsi pouvoir être placées dans l’espace. Leur position, leur taille et leur forme correspondront au pitch, volume, delay ou encore au tempo. Chaque sample propose même une série de variations musicales qui viendra diversifier l’univers sonore créé. Les “bulles” grossissant en fonction du volume de la boucle, inutile de dire que ça peut très vite devenir le bordel sur l’espace de travail, d’où le besoin de véritablement collaborer sur les samples importants. Initialement créé pour de la performance live, Audiofaktor semble être un outil efficace pour des Jam sessions maison. Pour l’instant à l’état de prototype, les créateurs du projet ne vont sûrement pas en rester là au vu de la très forte demande en logiciels de création musicale de ce type… Messieurs Adobe, à vos carnets de chèque. (via digitalexperience)
L’opérateur téléphonique KKDI lance un concept phone qui bouleverse le rapport au mobile. Mettant à profit le temps passé à bidouiller votre téléphone, les designers de la firme, épaulés par l’agence Team Lab, ont donné vie à un nouveau genre de produit. Actface s’émancipe en effet de presque tous les standards d’interfaçage et transforme le système d’exploitation de l’appareil en environnement autonome et réactif. Exit les listes de menus et les icones bien rangés, c’est sur l’intégralité du téléphone, que se répand l’un des deux univers graphiques typiquement japonais, proposés aux utilisateurs. Cette propagation démesurée s’effectue d’ailleurs sur trois écrans, que l’on retrouve sur les deux faces du clapet et sous les touches (translucides) du mobile! Premier univers interactif parmis les deux proposés, « Play » transpose votre répertoire de contacts en une ville en pixel art saturée d’éléments graphiques. On y retrouve d’ailleurs de manière littérale une antenne relai plus ou moins opérationnelle, qui évolue ainsi en fonction de la réception du signal, au milieu d’un quartier bien animé. Chaque action (appels, envoi ou réception d’un sms, etc…) a une répercussion visible dans un univers qui se situe entre un « god game » infernal et une scène d’Eboy qui aurait mal tournée ! Plus prévisible et poétique, « Rythm » est l’interface qui séduira sans doute un public plus posé. Dans la tradition zen, on retrouve estampes, calligraphies et gros poissons, évidemment interactifs, qui réagissent à l’activité du clavier numérique. Jouant sur le rythme et le dynamisme des techniques de peintures nippones, ce deuxième scénario a tout d’une mini-Å“uvre interactive ! Après avoir avalé les deux vidéos de 7 minutes illustrant les concepts, on n’attend plus qu’une chose : essayer ces interfaces délirantes et délurées, en rupture totale avec l’offre actuelle… Si KKDI ne fera sans doute pas fortune avec ce modèle, il est fort à parier que les marques concurrentes piocheront des idées dans ce téléphone expérimental extrêmement novateur. (via l’atelier)
Avec son nouveau robot musical, le constructeur japonais casse les codes du baladeur mp3. On en parlait déjà la semaine dernière dans Selector, mais l’œuf de Sony méritait qu’on revienne sur ses modes d’interactions. Il faut dire que la bestiole tout blanche (mémoire flash d’un giga, bluetooth intégré, enceintes de 20mm) fascine déjà les geeks en puissance. Et pour cause, cet ovoïde minuscule roule, tourne et pivote, évidemment en rythme, en remuant deux petits clapets qui ont tout d’une paire d’oreilles. Après un iDog trop figuratif et un Muiro abscons et mastoc’, « Rolly » joue de son côté sur une relative abstraction et développe un comportement inattendu qui saura toucher les utilisateurs. Ce dernier devient ainsi le spectateur d’une chorégraphie presque surréaliste, qu’il peut d’ailleurs lui-même orchestrer à partir d’un logiciel d’édition dédié. Comme dans tous les logiciels d’animation à « time line », il pourra ainsi intervenir sur chaque fonction du robot et calibrer ses mouvements en fonction de la musique. Une prévisualisation 3D, ainsi qu’un partage possible des fichiers de chorégraphies entre utilisateurs ! Objet émotionnel, l’œuf blanc reste ludique, mais propose également une ergonomie d’utilisation intéressante. Plutôt malin, « Rolly » est en effet capable de définir lui-même sa posture d’utilisation. Il déploie ses enceintes en conséquence, et réassigne les contrôles si besoin, comme l’illustre cette vidéo. Changer de chanson se fait donc de manière intuitive, via des rotations horizontales, à valider du pouce. Sur une surface plane, il suffit de faire rouler l’œuf vers l’avant ou l’arrière pour passer d’un morceau à un autre, et tourner le robot lui-même pour intervenir sur le son. La rotation terminée, il se replace vers vous automatiquement… Simple en apparence, le dernier ovni de Sony semble réussir son pari : celui de proposer une nouvelle expérience, via une interface tangible amusante et décalée, qui utilise intelligemment une batterie entière de capteurs. Malgré sa grande connectivité (chaine hi-fi, téléphones, ordinateurs), à 350$ pièce, le « rolly » aura du mal à séduire le consommateur lambda. (via pixelsumo)
Le constructeur de mobiles finlandais préfère le bon vieux plastique. C’est Antti Vasara, directeur de la section mobile qui vend la mèche dans une interview accordée à un magazine suédois : il n’est pas vraiment enthousiasmé par le « touch screen ». Une position qui intrigue, à l’heure où le LG Prada ou l’iPhone semble fédérer, mais qui reflète pourtant les préoccupations de beaucoup d’utilisateurs. Le mass market n’a pas l’air vraiment ravi par les nouvelles « interfaces écrans » et préfèrent bien souvent boutons et joysticks pour naviguer au sein d’UI pas toujours intuitives. Plus qu’une simple affaire de feeling et de prise en main, Antti évoque également le temps de réponse de ces technos, moins réactives que des claviers tangibles. La firme s’empresse quand même d’assurer qu’ils commercialiseront ce type de téléphones … si la demande suit ! Pour le coup plutôt attentiste, Nokia laisse Apple prendre un peu d’avance, plutôt que de foncer tête baissée. Que les fanboys se rassurent, un « tout nouveau concept de mobile » sortira de leurs cartons l’année prochaine. En attendant, les finlandais font dans l’ordinateur de poche.