Une « bête-monde », à la matérialisation étonnante. Développé autour de la thématique du « lieu mouvant », cette installation artistique rend compte de la création d’un monde virtuel, dont l’histoire a été perturbée par un phénomène imprévu… Devenu incontrôlable et prolifère, cet univers artificiel, rendu visible par Nicolas Tilly, évolue telle une entité indépendante. Comme extraite de l’espace informatique, la sculpture de la « bête-monde » et de son paysage emprisonné ont déjà envahit la galerie de l’ENSCI et celle de la Cité internationale de Paris. Particulièrement réussi, le travail de ce jeune plasticien français découle d’une réflexion intéressante autour des limites des mondes, des doubles numériques ou encore des bugs graphiques. Si le dessin est souvent un point de départ, Nicolas glisse d’un médium à un autre, et jongle entre images sources et images produites. Ne soyez donc pas étonnés d’apercevoir plusieurs séquences vidéos (ici et là ), diffusées à côté de cette structure en tôle noire… Cet artiste n’hésite pas à explorer le domaine de la modélisation 3D pour en sortir des formes nouvelle, hybrides. D’autres travaux sont à découvrir sur l’ « espace du bug ».
Le représentant de la nouvelle culture nippone expose au musée d’art contemporain de Los Angeles. Takashi Murakami est sans aucun doute l’un des artistes japonais les plus populaires aujourd’hui. Fondateur de la « Hiropon factory », ce quadragénaire diplômé l’université des beaux arts de Tokyo est fasciné par la culture « oktaku » et l’imagerie « kawaii » des mangas. Il cristallise dans ses travaux un mélange de sous culture, de consumérisme ou de fétichisme sexuel qui fascine et choque parfois les occidentaux. Souvent comparé à Andy Wahrol, il se nourrit en effet d’une « low culture » qu’il remodèle à travers des Å“uvres d’art aux prix exorbitants, et décline sous forme de peintures, sculptures, vidéos, t-shirts, porte clés, peluches ou même des sacs à main Louis Vuitton ! Il s’exporte d’ailleurs d’abord à l’étranger, frustré par la sclérose du marché artistique nippon d’après-guerre. Avec ses motifs de champignons, ses fleurs multicolores et ses yeux étranges, Murakami donne donc dans les années 90 un coup de jeune à scène contemporaine japonaise… Plus de 90 de ses travaux sont en ce moment rassemblés à MOCA, offrant une perspective inédite sur l’intégralité de sa carrière. Le maître commente d’ailleurs un anglais approximatif quelques une des Å“uvres exposées, à travers plusieurs vidéos proposées sur le mini-site de l’événement. Je ne saurais que trop vous conseiller de commander le catalogue de l’exposition, qui deviendra sans doute un « must-have » pour tous les fans de culture nippone. En attendant la livraison, jetez un Å“il au report de ce blog et aux photos déjà sur flickr…
Poupées et images de guerre se mêlent à travers une photographie digitale imprimée sur de la soie. A travers « War games », récemment exposée à la galerie Stux, l’artiste grecque Lydia Venieri juxtapose la violence des conflits aux yeux innocents de mannequins d’enfants. Ce qui ressemble à première vue à de simples gros plans panoramiques de visages de poupons dissimule pourtant des images bien plus graves. Génocides, attentats à la bombe et autres scènes de dévastation tirées des archives de CNN et de la Fox ont en effet été incrustées dans les pupilles de ces figures angéliques pour mieux surprendre le visiteur. Comme figée dans des coquilles vides, cette violence déstabilise autant qu’elle intrigue, initiant un rapport mystérieux entre deux mondes clairement opposés. Un brin surréaliste, ce travail audacieux invite ainsi le public à réfléchir sur la manière dont sont souvent traités les conflits à travers les médias. Détournées par les grandes chaines, les images diffusées sur nos écrans sont en effet parfois prétextes à une propagande de guerre malvenue. Plastiquement très réussie, cette œuvre au message fort ne devrait laisser personne indifférent. (via yatzer)
Quand la culture manga et l’estampe japonaise rencontrent l style graphique d’Alice et son Wonderland, le mélange est explosif. Yosuke Ueno nous propose ainsi un magnifique portfolio, fort d’une très belle collection d’illustrations à cet aspect si particulier. Mais à la différence du roman de Lewis Caroll, le message que cherche à nous faire passer l’artiste n’est ici nourri que par le positivisme et l’amour. Okay, à première vue, on aurait affaire à une illustratrice hippie, congressiste de paix. Mais la première impression est ici belle et bien fausse. Expliquant de manière de façon originale les bases de son travail par des clés de compréhension, on se rend vite compte que la simple motivation de l’artiste est juste de servir son imaginaire. Un imaginaire enfantin, flottant dans le voile cotonneux du rêve, flirtant parfois avec des influences proches de l’univers pictural de Dali (Encore ici sans le message porté par l’artiste en question). Parmi ces clés dont elle nous raconte le contexte, on peut notamment citer Anne Frank, le nombre 7, les couples, symbôles du bonheur, les crânes, avatars de la mort. Bref, un mix décalé à l’origine d’illustrations magnifiques. On retiendra celle de Mario, parlant au Nes-Paddle Roi, Yosuke s’appropriant et détournant avec style notre plombier favori. Un soupçon de poésie, une grose dose de talent et le tour est joué. Bref, à découvrir au plus vite. (Via las insolitas aventuras del pez)
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Des filles à poil, natures, sans tabous ni artifices. Des nanas brutes de décoffrage, parfois touchantes, parfois trashantes. Voilà ce que nous propose le webzine photo Coolgirl365, explorant en 3 volumes des visages et des corps féminins dans toute leur splendeur. Bon c’est vrai, l’interface et la navigation du site sont une horreur, tout est pixellisé et mal foutu. Mais c’est tout juste avant l’ulcère graphique que l’on se rend compte que ce bordel ambiant sert le message et l’esprit du webzine. Dans le cas contraire le webmaster s’est pas foulé. Bref, on se délectera de ces photos de ces filles aussi pudiques que Britney est vierge, mixant une sensualité innée avec une bonne dose de dérision et de situations insolites. Illustration de ce gloubi boulga érotique? Cette charmante photo d’une petite peluche offrant un cunnilingus à sas propriétaire. Du sexe oui, mais montré avec une telle spontanéité qu’on est bien loin du cul nécessaire pour faire grimper l’audimat de TF1. Chacune des 3 issues nous propose un certain nombre de galeries à thèmes, pour autant de photographes. Des nuits de Tokyo en passant par le quotidien déjanté d’icônes féminines oscillant entre la rockstar et la paumée, tout y passe et on en redemande. Touchant. Marrant. Et tout ça avec du nu? Mais que demande le peuple?Attention, pleins d’images cochonnes dans la suite.