Le jour où vous croiserez une sphère d’un mètre soixante bardée d’écrans rouler dans la rue, ne regardez surtout pas en sa direction : elle est invisible. Si si, approchez vous un peu… Tout droit sortie de l’imagination délirante de Jonathan Schipper, Invisible Sphere interroge. Eloge de la mobilité des périphériques de surveillance à la Big Brother? Nouvel attirail matrixien ? Version électronique du final de Critters 2? Non non, on vous l’a déjà dit : cette sphère est invisible! Son secret? Etre composée de 215 moniteurs affichant grâce à autant de caméras, l’angle qui leur est directement opposé. Simple. Magique. Vous aurez l’impression de regarder au travers, si vous arrivez à faire abstraction de la structure qui vous fait face. Chose intéressante, la sphère est mobile, et peut être déplacée un peu partout en roulant. On appréciera le côté archaïque du montage, directement opposé à l’omniprésence auquel il fait référence. They’re watching you. Quelques images dans la suite. (Via infosthetics)
Ce n’est pas nouveau, les jeux vidéo ont vu grandir des générations entières de mutants dependent from computer. Pire, les ravages de la guerre virtuelle ne touchent plus seulement les gamers, mais aussi les artistes classiques, pour notre plus grand bonheur. Victime toute désignée, l’australien Mark McCarthy à l’air d’avoir sérieusement été marqué par Counter-Strike et ses pairs. Weapons of Choice est une série de peintures toute d’abstraction faite, sorte d’interprétation d’éléments tirés de l’univers du gaming. Les formes suggèrent une arme ainsi que ses différentes parties, suspendues dans un espace pur dénué de vie. Et c’est bien là que la série tire son intérêt. Grâce à un minimum de couleurs et de teintes, l’artiste nous démontre ce qui finalement gravite autour de la virtualité et des éléments qui la composent. Rien, tout simplement. Un vide bête, dans lequel nous pouvons nous perdre un peu plus chaque jour. Brrrr. A l’inverse des e artistes qui expriment leurs sentiments par le biais du generative art et autres applications dynamiques, McCarthy lui, se sert de l’art classique pour approcher l’univers numérique. Démarche intéressante avec un bien beau résultat. Promis, demain, j’arrête les jeux vidéo. Quelques images dans la suite. (Via SelectParks)
De nos jours, les rebelles sont devenus des fiottes incapables de délabrer les bâtiments publics. Mais ils continuent malgrès tout à envahir nos villes. Leurs armes? Des diodes électro-luminescentes scotchées à des piles aimantées qu’ils balancent sur des surfaces metalliques. Prix du dispositif : de 60 cents à 1 euro l’unité. Et croyez moi ca fait du bruit. Entre flashmob et street art, les LED throwies sont jetées à la volée à l’occasion de LED Bombings. Ces rassemblements visent à illuminer et décorer toutes sortes de murs, facades, oeuvres d’art ou bâtiments publics aptes à aimanter les loupiotes. Développé par le Graffiti Search Lab, le concept de l’électro-graf est en pleine émergence dans la communauté artistique New Yorkaise. Si la démarche créative se fait dans un moment plus ou moins agressif, les conséquences, elles, en sont non destructives. Et c’est à priori un mot d’ordre pour le labo, qui se veut équipementier des nouveaux artistes et autres contestataires urbains. A nouvelle ère, dit nouveaux modes d’expression et de contestation. Et ca ne fait pas vraiment rire les autorités qui sont à cran depuis le 11 Septembre et leurs fameuses lois pour la « sécurité ». Bref, le concept fait parler de lui. Et les créateurs du labo ne s’arrêtent pas là. Non contents du succès rencontré par leurs petites lumières, ils développent des expériences en cascade, comme Free Borf ou encore Night Writers. Spontané, éphemère, abstrait, lumineux et amusant. Un graffiti dernier cri. Quelques images dans la suite.
Peter Dykhuis brouille les pistes dans cette série de peintures. Inspirées par différentes sources plus ou moins abstraites (images satellites, graphiques boursiers, logos d’entreprises, communication en morse), les toiles deviennent des parcelles, subtilement agencées. Contenu historique et questions contemporaines se disputent, à travers un travail très réussi entre représentation et abstraction, parfois proche de la cartographie. A découvrir ici, et à potasser par là.
Depuis l’arrivée fracassante de Zentai Woman sur le net, le Zentai s’est imposé comme la curiosité de l’année. Difficile d’imaginer que ces costumes ultra-moulants, qui couvrent le corps entier, allaient susciter un tel engouement! Le phénomène débarque évidemment du japon, où ces drôles de vêtements étaient avant tout utilisés comme accessoires pour dissimuler les marionnettistes des « bunraku ». Ces zenshin taitsu (« collant de la tête au pied »), sont en passe de devenir cultes, zigzaguent de l’art au fétichisme, en passant par le cosplay. L’occasion pour nous de jeter un oeil sur deux figures radicalement opposées…