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PAR PIERRICK THEBAULT 05.12.2007

regarde.orgUne « bête-monde », à la matérialisation étonnante. Développé autour de la thématique du « lieu mouvant », cette installation artistique rend compte de la création d’un monde virtuel, dont l’histoire a été perturbée par un phénomène imprévu… Devenu incontrôlable et prolifère, cet univers artificiel, rendu visible par Nicolas Tilly, évolue telle une entité indépendante. Comme extraite de l’espace informatique, la sculpture de la « bête-monde » et de son paysage emprisonné ont déjà envahit la galerie de l’ENSCI et celle de la Cité internationale de Paris. Particulièrement réussi, le travail de ce jeune plasticien français découle d’une réflexion intéressante autour des limites des mondes, des doubles numériques ou encore des bugs graphiques. Si le dessin est souvent un point de départ, Nicolas glisse d’un médium à un autre, et jongle entre images sources et images produites. Ne soyez donc pas étonnés d’apercevoir plusieurs séquences vidéos (ici et ), diffusées à côté de cette structure en tôle noire… Cet artiste n’hésite pas à explorer le domaine de la modélisation 3D pour en sortir des formes nouvelle, hybrides. D’autres travaux sont à découvrir sur l’ « espace du bug ».

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PAR PIERRICK THEBAULT 25.06.2007

regarde.orgTimur Akhmetov et Yulia Yakushova lancent une grande opération vide-poches. « Face your Pocket » invite les internautes à dévoiler tous les petits objets qu’ils trimballent dans leurs sacs, vêtements ou poches kangourou. Après « TouchMe », voilà une nouvelle occasion de passer à la photocopieuse (ou plutôt au scanner), puisque ces jeunes artistes russes insistent pour que les propriétaires apparaissent sur les images capturées. Récoltant ces A4 comme de véritables trésors, ils exhibent déjà leur collection sur le site web dédié à cet étonnant projet collaboratif. Curiosité et voyeurisme soft planent donc au dessus de ces autoportraits spontanés pour certains, et mis en scène par d’autres. Si le concept a souvent été traité dans l’art, la dimension réseau permet ici aux participants de véritablement soigner leur travail et de démultiplier les contributions. La matière générée n’en est donc que plus riche et intéressante à décrypter, à tel point qu’on ne serait pas surpris les retrouver à travers un ouvrage. Récemment ouvert au public anglophone, on regrettera néanmoins que les listes qui accompagnent chaque photo soient le plus souvent en russe ! Ce mini-clichés feraient en tout cas d’excellents avatars web… (via notcot)

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PAR CLEMENT THIERY 20.06.2007

regarde.orgDe nos jours on facilite le boulot des archéologues du futur. On noie directement les statues pour mieux les retrouver plus tard. Underwater Sculpture est ce genre de projet dont vous ne savez pas trop si il vous émerveille ou vous fout les boules. Ensemble de sculptures anthropomorphiques baignant dans une baie de Grenade, ce récif artificiel se veut symboliser les relations entre l’art et son environnement. A la base de ce projet un chouilla décalé, le sculpteur made in UK Jason Taylor. Revendiquant Cristo et Oldenberg en tant qu’influences, cet artiste globe trotter a toujours été fasciné par les objets et leur relation avec l’environnement, à mesure que le temps les altère. Underwater Sculpture, apogée de son oeuvre, nous le fait ici bien comprendre. En effet, l’empreinte du temps devient peu à peu visible sur ces statues terriblement humaine, les formes de leurs visages s’effacant sous la couche de corail et le regard incrédule des poissons du coin. Les postures que prennent ces personnages, tantôt assis, tantôt allongés, tantôt debouts, sont non sans rappeler celles des victimes de Pompeï, leurs derniers gestes à jamais gravée dans le temps. Si la galerie photo m’a dans un premier temps complètement subjugué, la vidéo m’a elle carrément fait flipper. L’ambiance qui se dégage de ses statues, leurs expressions et leur disparition inévitable, vous donne un sentiment de malaise et d’émerveillement mélangés. Si à la base le projet a, au delà de sons sens artistique, pour objectif la promotion de la création de structures artificielles pour la régénération marine, il est indéniable qu’il constitue un questionnement sur le temps qui passe, et fatalement, la mort. Bah quoi, faut bien que ça nous arrive un jour ou l’autre. Bref, un très beau projet qui mérite le détour, surtout si vous plongez du côté de Grenade.

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PAR CLEMENT THIERY 05.02.2007

regarde.orgSi vous avez déjà rêver évoluer au milieu d’obelisques chantantes aux couleurs chatoyantes, cet article est fait pour vous. Non je ne vous parle pas d’un nouveau champi ni du dernier Beigbeider, mais tout simplement d’une « petite » installation qui vaut le détour. Créé à l’initiative du collectif United Visual Artist en collaboration One Point Six (dont un des membres est un Massive Attackien), Volume fait partie des projets que l’on pourrait gratifier de l’adjectif « poétique ». Composée de multiples colonnes, cette scultpure tant lumineuse que sonore, elle prend vie à mesure que les participants voyagent en elle. Plus les visiteurs sont nombreux, plus la « fôret » se pare de couleurs et de sonorités envoutantes, mêlant harmonieusement l’interaction à l’immersion. La vidéo destinée à promouvoir le projet ne vous dira pas le contraire. Côté technologies, la surface frontale de chaque colonne est constituée d’une multitude de DEL multicolores, ainsi que d’un haut parleur. Pour donner vie à l’ensemble, une caméra made in UVA filme les mouvements des visiteurs, distribuant ainsi l’activité de la scultpure par zones actives. Situé au John Madejski Garden, Volume propose six thèmes différents, et autant d’ambiances. Inutile de dire que le sol humide hivernal offre des reflets qui ne manqueront pas de donner à l’ensemble un air de trip surréaliste au coin du feu. Un projet ambitieux, vu en grand, et qui montre que non, on peut ne pas faire du trash et ne pas être étiquetté has been. On est charmé, et on aimerait bien la voir débarquer au musée du coin. La suite en images et en couleurs. (Via pixelsumo).

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PAR PIERRICK THEBAULT 16.11.2006

regarde.orgDe surprenantes « sculptures plates ». Détraqué du ciseau et cueilleur de couleurs, cet artiste sud-coréen semble prendre un certain plaisir à jouer avec votre perception du volume. Après un passage à la peinture sur bronze, Gwon Osang plonge dans le découpage de magazines, et fait jaillir de sa précieuse collection d’échantillons des mannequins grandeur nature (et une voiture). Avec « Deodorant Type » en 1998, la photographie devient en quelque sorte la nouvelle matière de ce sculpteur à la démarche alternative. Re-construire la matière capturée par le film photo revient en un sens à imprimer ses clichés. Le résultat, particulièrement bluffant et sophistiqué, n’en reste pas moins sensible. Les figures humaines qu’il réveillent intriguent par un côté hybride prononcé et par des proportions parfois peu conventionnelles. En 2003, avec « The Flat », Gwon passe à l’accumulation et immortalise en 2D des photos de montres ou de produits de beauté (toujours piochées un peu partout), disposées dans un environnement réel. Exit l’installation, le visiteur se retrouve à présent face à representation du travail, sélectionnée et capturée par l’artiste. Si la critique s’empresse dans le pousser dans le camp des photographes, il reste formel : il s’agit là d’une sculpture simplifiée! En bouleversant les notions de matière photographique et de volume, le coréen intrigue et suscite la curiosité d’un public « piégé », l’espace de quelques secondes, par ce cross-over audacieux. La preuve dans la suite (via fabrica).

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