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PAR PIERRICK THEBAULT 14.11.2007

regarde.orgLe représentant de la nouvelle culture nippone expose au musée d’art contemporain de Los Angeles. Takashi Murakami est sans aucun doute l’un des artistes japonais les plus populaires aujourd’hui. Fondateur de la « Hiropon factory », ce quadragénaire diplômé l’université des beaux arts de Tokyo est fasciné par la culture « oktaku » et l’imagerie « kawaii » des mangas. Il cristallise dans ses travaux un mélange de sous culture, de consumérisme ou de fétichisme sexuel qui fascine et choque parfois les occidentaux. Souvent comparé à Andy Wahrol, il se nourrit en effet d’une « low culture » qu’il remodèle à travers des œuvres d’art aux prix exorbitants, et décline sous forme de peintures, sculptures, vidéos, t-shirts, porte clés, peluches ou même des sacs à main Louis Vuitton ! Il s’exporte d’ailleurs d’abord à l’étranger, frustré par la sclérose du marché artistique nippon d’après-guerre. Avec ses motifs de champignons, ses fleurs multicolores et ses yeux étranges, Murakami donne donc dans les années 90 un coup de jeune à scène contemporaine japonaise… Plus de 90 de ses travaux sont en ce moment rassemblés à MOCA, offrant une perspective inédite sur l’intégralité de sa carrière. Le maître commente d’ailleurs un anglais approximatif quelques une des œuvres exposées, à travers plusieurs vidéos proposées sur le mini-site de l’événement. Je ne saurais que trop vous conseiller de commander le catalogue de l’exposition, qui deviendra sans doute un « must-have » pour tous les fans de culture nippone. En attendant la livraison, jetez un œil au report de ce blog et aux photos déjà sur flickr…

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PAR PIERRICK THEBAULT 31.05.2007

regarde.orgInnocence, flottements et érotisme. Difficile de parler d’une artiste lorsque son site ne contient pas un mot d’anglais. Je soupçonne néanmoins cette demoiselle de 25 ans, née à Tottori, d’être un nouveau talent de l’illustration nippone. A peine sortie de l’école, elle enchaine les expositions, multiplient les travaux, et dessine pour ce qui a tout l’air d’un roman à l’eau de rose (et à succès). Les jeunes filles, qu’elle dépeint avec sensualité et ambiguïté, sont justement à l’honneur dans ses oeuvres. Décors épurés, traits fins, pas une de ces héroïnes n’apparaît sans un kimono ou un uniforme de lycéenne. Une omniprésence du motif qui rappelle peut être certaines estampes, et habille un couple de jeunes filles froides et souvent dans l’attente, comme figées entre tradition et modernité. Ces femmes enfants évoquent d’ailleurs souvent l’imagerie érotique japonaise : innocence de la lolita, grossesse, interdits de la sexualité (et de l’homosexualité) reviennent ponctuellement, et choqueront sans doute les européens non avertis. Ce soupçon transgressif apporte néanmoins une noirceur qu’ont rarement les illustratrices qui composent dans le même registre graphique. Une originalité rare à découvrir absolument.

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PAR PIERRICK THEBAULT 17.02.2007

regarde.orgDécouvrez le « ganimé » à la maison de la culture du japon à Paris. Derrière ce nouveau terme japonais, combinant « image fixe » (ga) et animation vidéo (anime), se cachent des oeuvres initiées pour le 50ème anniversaire du géant nippon TOEI (Goldorak, Albator, Dragon Ball). S’il n’est ici pas vraiment question de créer une illusion de mouvement, bon nombre d’artistes de renom se sont laissés séduire par ce nouveau genre et donnent libre court à leur imaginaire à travers des plans fixes, proches de la peinture ou de la photographie. On citera surtout Yoshitaka Amano, bien connu des joueurs pour son travail sur la saga Final Fantasy, avec « Fantascope : tylostoma » et Oku Shutaro avec « L’écolière« . Les films sont programmés à raison de 3 par jour, et l’entrée est gratuite. Bref, aucune raison de s’en priver. De nombreux extraits à découvrir sur le site japonais de l’événement.(via Ecrans)

PAR PIERRICK THEBAULT 17.10.2006

regarde.orgPendant que certains démasquent les drogués des MMORPG, d’autres s’attaquent aux bloggeurs coréens. Afficionado des codes vestimentaires et des phénomènes urbains, Emil Goh tire depuis peu son énergie du célèbres réseau social Cyworld. Ce photographe d’origine malaisienne aujourd’hui basé à Séoul s’intéresse de très près à cette blogosphère asiatique qui ne ferait qu’une bouchée de Myspace. 90% des vingtenaires coréens ont leur « cyber world », 25% de la population sont membres, autant dire que la plate-forme a du succès. A la différence d’un blog classique, chaque utilisateur peut ici façonner un espace virtuel, ou « mini-room », et customizer son avatar. Véritable machine commerciale lancée par SK Communications, le service est poussé à l’extrême et il est possible d’acheter tout un tas de wallpapers, images, meubles ou items pour personnaliser et décorer sa page. Avec la série de photos « MyCy”, cet artiste a pu rencontrer plusieurs utilisateurs et découvrir leur véritable chambre. En jouant sur le contraste réel / virtuel, accenté par le côté stylisé de la représentation en pixel art, il nous invite à comparer les environnements de Woo Heung (un collectionneur de VHS), Min Ji Jo (et sa dinette typique où l’attend déjà son boyfriend), Lee Kwang Ho (tourné vers le passé et son ancien avatar), ou encore Hyun Kwang Hoon (amateur de balcons). Un regard décalé et intéressant sur les identités virtuelles et la perception que chacun cherche à donner de lui. A voir dans la suite. (via Seouluntilnow)

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PAR PIERRICK THEBAULT 05.10.2006

regarde.orgCurieuse réminiscence de votre enfance, la boîte à musique de Jin-Yo Mok semble avoir fricoté avec la case interactivité. Fasciné par la mécanique des boîtes à musique et leur gestuelle pourtant si simple, cet artiste coréen (vivant à New York) s’est nourri des ces petites machines imperturbables, qui traversent les âges avec la même magie, pour imaginer sa « Music Box ». Après deux prototypes plutôt dédiés à la performance, c’est une véritable installation numérique qui sortira des ateliers du jeune homme. Si la forme semble, à première vue, assez proche des anciennes boîtes à musique, les picots et les ponts habituellement implantés sur le cylindre sont remplacés par une matrice de LEDs. Exit également les notes de metal, ici, on fonctionne avec des capteurs photo. A chaque fois qu’une des lumières approche du bas du socle, le signal monosyllabique lié au capteur est joué, et la mélodie prend forme. Presque authentique, ce nouvel objet bourré de technologie conserve néanmoins la même gestuelle et la même lenteur. Couplé à un ordinateur, et relié au réseau, il permet de jouer une infinité de mélodies ! Via une application flash, le public peut en effet composer sa propre mélodie et la tester en direct ou bien piocher dans la base de données pour écouter celle d’un internaute. Un soupçon d’interactivité, un brin de communautaire, et le succès est au rendez-vous. A tester en ligne, ou à voir en ce moment au musée du Parc Olympique de Séoul (Soma). Plutôt que de vous faire attaquer par l’hotesse en essayant de prendre des photos, je vous conseille de jeter un oeil aux vidéos présentes sur le site.

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