Les étudiants de la Delft University of Technology (Pays-Bas) ont créé la plus grande structure au monde capable d’afficher de la 3D. Spécialistes de l’éclairage, ces ingénieurs se sont amusés à suspendre 8000 balles de ping pong, toutes équipées d’un LED. 4 kilomètres de fil de cuivre, 3 kilos de soudure, une centaine de mètres d’aluminium et huit panneaux de circuits imprimés plus tard, on se retrouve avec une matrice gigantesque capable d’afficher tout un tas d’animations et même de jeux… Pour le moment, on parle de Snake, de Pong et de Duckhunt, évidemment en 3D. Plus classique, vous pouviez également voir afficher vos SMS (+31 (0) 6 24 171 797). C’était là, c’est fini, mais des vidéos traînent toujours par ici. Impressionnant. (via IA)
Arch-OS, c’est le nouveau système d’exploitation dédié aux immeubles et gratte ciels. Développé par l’ Institute of Digital Art & Technologydans le but de réveler la vie inhérente et pas forcément visible de ces bâtiments. Tout ça, évidemment, pour permettre à des artistes, ingénieurs et scientifiques de développer un projet inter-disciplinaire à vocation artistique. Les élèves de l’université de Plymouth ont donc planché sur des projets intelligents d’architectures, d’interactivité et d’art sur un lieu unique. Ils avaient tout un tas de technologies pour capturer du son, de la vidéo, des données à partir du BEMS (système de gestion de l’énergie du bâtiment), du réseau local, des flux d’individus, des sources sonores et des conditions environnementale. Les réponses méritent votre attention, notament le « random button » dans l’ascenceur, qui vous amenera à découvrir des étages iconnus.
Le Chaos Computer Club (CCC) fête ses 20 ans et résuscite le projet Blinkenlights à Berlin pour deux semaine, à l’endroit même où tout a commencé. Impossible que vous n’ayez pas déjà entendu parler de ce groupe de hackers qui ont transformé la façade d’un immeuble en une matrice de jeu géante de 18 x 8 pixels. Visible à plusieurs kilomètres, cette installation lumineuse et interactive offrait même, entre autres, la possibilité aux initiés de jouer en direct à pong, via leur téléphone portable. En 2002, le groupe avait également squatté la tour T2 de la Bibliothèque Nationale de France (BNF) à Paris avec le projet Arcade. Pour le coup, la surface d’affichage était plus grande: 20 x 16 pixels. Pas encore tout à fait la norme vidéotex, mais un sacré défi technique relevé avec brio. Résultat des courses: 500 images envoyées par jour par email (principalement des animations) et un tas de parties de Pacman, Tetris ou Breakout. Puisqu’une vidéo vaut mieux qu’un long discours, je vous propose un reportage de l’émission Metropolis d’Arte qui devrait répondre à vos questions. Si vous aviez prévu d’aller faire un tour en Allemagne, passez par la Alexander Platz. Appelez le 0190-987654 pour jouer à Pong, jouez vos animations en bidouillant tout un tas de trucs, ou mattez simplement la webcam le soir.
L’équipe UVA (United Visual Artists) produit et réalise des performances vidéos et des environnements graphiques interactifs pour des événements live, et ils le font vraiment, vraiment bien. L’année dernière, ils ont refait la déco de Kabaret, un bar branché à Londres, avec tout plein de LED MiPix Modular de chez Barco (ils doivent avoir une carte de fidélité bien remplie). Le dispositif suit du coup parfaitement les courbes du lieu et permet d’afficher des couleurs, du texte, des motifs et même des images, en low res, mais surtout en live. Ce digital wallpaper fonctionne avec le soft maison « Dragonfly 2″, et c’est controlé par un VJ (video jockey). Le résultat en vidéo est plutôt convaincant et cultive une esthétique minimaliste inspirée par David Collins, l’architecte designer du bar. Non contents de s’imposer dans la représentation visuelle live (les murs lumineux des dernières tournées de U2, Massive Attack, Travis, Oasis, c’est eux), et de faire gronder les BMW (voir leur site), ils s’attaquent donc à l’architecture interactive. On attend avec impatience les vidéos de leur installations du One Dot Zero festival de cette année. Quand l’image joue intelligemment avec le son, les épileptiques tombent comme des mouches. Jouissif, mais dangereux. Des photos plein la suite.