Le renard arrive sur les terminaux tactiles !
Mozilla Labs explore de nouveaux principes de navigation avec Firefox Mobile. Forte de son expérience sur la version « desktop » de son browser web, la fondation a récemment dévoilé un concept innovant d’interface utilisateur pour terminaux tactiles. Lire la suite
Les « Quickies » transforment le quotidien
Les « post-it » ubiquitaires envahissent le Media Lab du Mit. Pranav Mistry adore coller des notes un peu partout autour de son écran… Pratiques, légers et peu coûteux, les « stickies » remplissent parfaitement leur tâche, mais ce chercheur en « ambient intelligence » a voulu les rendre un peu plus « communicants » ! Lire la suite
Retrouvez les updates de “regarde” jusqu’Ã fin septembre sur DreamOrange.fr…
Sorti le 16 mai, Amusement est le premier magazine lifestyle sur les jeux-vidéo et la culture interactive. Oubliez un instant le caractère auto-promotionnel de ce billet, « Amusement », c’est le trimestriel de la culture vidéoludique dont vous aviez toujours rêvé. Preuve en est : vous y retrouverez tous les thèmes chers à « regarde », écrits par le gratin de la presse et du net sur 196 pages de papier glacé. D’ailleurs, si vous vous demandiez pourquoi ce blog se fossilise doucement tandis que le spam envahit les commentaires, c’est tout simplement parce que Abdel Bounane, rédac’ chef de la bête, réclame à n’en plus pouvoir mes théorico-palabres habituels (j’exagère peut être un chouïa). Vous l’aurez compris, ne serait-ce que pour avoir le plaisir de continuer à me lire (second degré inside), il vous faudra acheter ce magazine ambitieux sur le fond comme sur la forme. Pas d’actu, de preview ou de tests au programme, seulement des articles aux angles inattendus et pertinents. Romanciers, artistes, curateurs d’art contemporain, chercheurs, chroniqueur radio, développeurs, bloggeurs, professeurs d’université ou animateurs télé : tous s’expriment, comme jamais au sein d’une même publication, sur le jeu vidéo et les pratiques culturelles qui en découlent. Véritable bouffée d’air frais dans la presse française spécialisée, ce mag’ devrait séduire les joueurs intelligents (un segment qui démarre généralement autour de la vingtaine). Et que ceux qui seraient rebutés par la facture hype et gay-friendly de la couverture se rassurent, les articles valent vraiment le détour. De mon côté, j’ai scotché sur les pubs Sega réalisée par le photographe de mode Grégoire Alexandre, le témoignage d’un cascadeur virtuel, le décryptage d’un jeu DS par un prof de maths, le dossier sur Cao Fei, les interviews de Sébastien Tellier, David Perry ou William Gibson, l’article sur l’épidémie de « Corrupted Blood » sur World Of Warcraft, le retour sur la liberté d’action de Shenmue, la chronique sur l’exploitation positive des bugs, l’article sur la politique dans les MMORPG, le reportage sur Shanghai, le portrait du créateur de Snake sur mobile, les fictions et Michael Stora et de Cory Doctorow et le coloriage Iron Man ! J’en profite enfin pour les saluer : mes voisins d’URL Etienne Mineur et Dereck sont également de la partie…
Et si les œuvres d’art étaient conscientes du regard que nous leur portons ? En s’interrogeant sur la relation entre une pièce et son public, Golan Levin et Greg Baltus ont créés en 2007 une sculpture mécatronique effrayante, composée d’un unique œil à l’échelle humaine. Mêlant mécanique, électronique et informatique temps-réel, le dispositif répond au regard des spectateurs avec plusieurs mouvements oculaires aussi bien familiers qu’inattendus. L’inquiétant « Opto-Isolator » fixe donc l’usager de son œil comme s’il cherchait à étudier sa réaction, détourne son regard une fois lassé, ou imite le clignement de vos yeux (précisément une seconde après vous) d’un claquement sec. Exposée en décembre dernier à la galerie Bitforms de New York, cette drôle de boite à œil, d’un noir brillant, dissimule un dispositif technique bluffant et délivre une expérience utilisateur particulièrement réussie. Réponse directe au voyeurisme des foules, l’ « opto-Isolator » ne manquera pas de rappeler certains systèmes homme-machine cyberpunk que l’on n’espère pas voir de sitôt dans nos sociétés. La preuve en vidéo.
Avec « Origami Experience 2 », Microsoft démocratise une nouvelle manière de s’identifier. A l’heure où les identités numériques convergent au profit d’un identifiant unique, il n’est pas toujours facile de se rappeler de la chaine de caractères parfois complexe qu’il nous faut taper à chaque login. Donnée sensible, le mot de passe a d’autant plus d’importance qu’il est souvent le dernier rempart de votre hypersphère. Pour simplifier les usages et garantir une sécurité accrue, Microsoft dévoilait en janvier « Origami Picture Password », une technologie de mot de passe visuel pour son UMPC maison. Elle permet très simplement d’accéder à votre session en pointant différentes parties d’une image plutôt que d’utiliser un clavier virtuel. Ludique, rapide et fiable, le dispositif fait appel à la mémoire visuelle des usagers et assure un nouveau confort d’utilisation. Déjà bien connu des utilisateurs de PDA et Pocket PC, ce type d’interface devrait s’imposer dans les mois à venir sur tous les systèmes mobiles tactiles…
Le succès du web 2.0 marque également le passage d’une économie de produits à une économie de services ouverts. Nouveaux gardiens de l’information, les éditeurs de services ont tout intérêt à partager des données générées par les internautes. De plus en plus d’ « API »1, des interfaces de programmations proposées au public, permettent d’accéder au cœur des nouvelles plateformes et de puiser dans des bases de données aujourd’hui jalousement surveillées. Certes, l’accès y est encore très balisé mais pour George Grinsted, elles sont un « formidable levier pour augmenter le nombre des utilisateurs en les laissant utiliser le service selon leurs désirs » (14). Ces passerelles techniques tendent effectivement à transformer le web en gigantesque jeu de Lego !