Le Chaos Computer Club (CCC) fête ses 20 ans et résuscite le projet Blinkenlights à Berlin pour deux semaine, à l’endroit même où tout a commencé. Impossible que vous n’ayez pas déjà entendu parler de ce groupe de hackers qui ont transformé la façade d’un immeuble en une matrice de jeu géante de 18 x 8 pixels. Visible à plusieurs kilomètres, cette installation lumineuse et interactive offrait même, entre autres, la possibilité aux initiés de jouer en direct à pong, via leur téléphone portable. En 2002, le groupe avait également squatté la tour T2 de la Bibliothèque Nationale de France (BNF) à Paris avec le projet Arcade. Pour le coup, la surface d’affichage était plus grande: 20 x 16 pixels. Pas encore tout à fait la norme vidéotex, mais un sacré défi technique relevé avec brio. Résultat des courses: 500 images envoyées par jour par email (principalement des animations) et un tas de parties de Pacman, Tetris ou Breakout. Puisqu’une vidéo vaut mieux qu’un long discours, je vous propose un reportage de l’émission Metropolis d’Arte qui devrait répondre à vos questions. Si vous aviez prévu d’aller faire un tour en Allemagne, passez par la Alexander Platz. Appelez le 0190-987654 pour jouer à Pong, jouez vos animations en bidouillant tout un tas de trucs, ou mattez simplement la webcam le soir.
Quand les bons designers ont en plein le cul des travaux des mauvais designers, ils rejoignent le collectif Bad Design Kills. Les gens de BDK commencent à en avoir sérieusement marre des boîtes qui vendent du site web tout laid ou pire encore, des templates. La diffusion de ce graphisme mal maîtrisé risquerait en effet de forger une perception eronnée des règles fondamentales de la composition et de la couleur chez le grand public. Non seulement les vrais artistes finiraient par se creuver les yeux, mais en plus leur créations seraient rejetées et incomprises. Pour combattre le phénomène, ils encouragent la propagande et dénonce tout plein de rips (copies) de logos. Une chose est sûre, si vous vous retrouvez sur cette page, c’est que vous êtes soit très connu, soit en fin de carrière. (via Boing²)
Donnez un autocollant en forme de bulle de bande dessinée à n’importe quel péquin, et il s’arrangera pour faire le malin avec. Entre brigade anti-pub et humour de bas-étages, ce site regroupe les photographies de toutes les publicités et affiches qui ont été stickées d’une manière plus ou moins subtile. C’est le Newyorkais d’origine coréenne Ji Lee qui est à l’origine de ce projet de « bulles parlantes« . Ce designer, ayant travaillé dans la pub, a imprimé 50 000 de ces autocollants pendant ses heures perdues et s’est baladé dans les rues afin de remplir les 8 grands thèmes abordés (politique, religion, art, philosophie, mode, humour, sexe…) à travers cette galerie.. Une flash-mob vindicative plutôt gentille comparée aux notres. (via Boing²)