PAR PIERRICK THEBAULT 26.10.2007

regarde.org« Integral », le dernier clip des Pet Shop Boys est truffé de codes barres visuels. Avec leur nouvelle vidéo activiste, jouant sur l’esthétique des QR codes, le duo britannique spécialiste de la new wave n’en finit plus de faire parler de lui. Critique directe des politiques de surveillance en tous genres, leur dernier morceau dénonce l’autoritarisme des partis travaillistes ! Souvent prétexte à un contrôle Orwellien des identités, le maintien de la sécurité nationale est également synonyme de bases de données un peu trop intrusives… Autoritaires, les paroles d’ « integral » flirtent donc avec un Stalinisme moderne que l’on retrouve injecté dans le concept du clip. Réalisé par « The Rumpus Room », ce dernier met en avant une vidéo « stop motion » composée de 2408 images retravaillées à la manière de QR Codes. Support de propagande, cette lucarne digne de Big Brother dissimule un peu plus d’une centaine d’URL, encodées sous forme de codes barres 2D. Très populaire au japon, cette technologie s’est imposée sur tous les supports publicitaires et constitue un excellent moyen de diffuser des données difficiles à retenir. Une fois décryptés via un logiciel installé sur votre téléphone portable, ces pictogrammes vous renverront donc vers de nombreux sites défenseurs des droits à la vie privée, des articles traitant des nouvelles mesures de surveillance ou encore vers la page de « Spook Country », le prochain romain de William Gibson. La liste est longue, et seule une cinquantaine d’adresses ont, pour l’heure, été relayées sur internet ! En s’appropriant une esthétique un peu rigide et inattendue, les Pet Shop Boys ont donc réussi leur pari : celui de promouvoir leur album tout en faisant passer leur message. Et tant pis si le clip a un air de déjà vu…

A voir: le clip complet, le stop motion tout seul, les frames du stop motion au format PDF.

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PAR CLEMENT THIERY 04.07.2007

regarde.orgDénoncer la dictature de l’entertainement via des jeux vidéo, c’est possible. Et c’est le pari un peu fou du petit studio italien La molleindustria. A la base de ce projet, un constat qui fait peur (aux yeux d’un geek altermondialiste) : citoyens, l’industrie du jeu vidéo fait maintenant partie intégrate du processus de convergence des médias, inhibant par la même occasion ses capacités artistiques et politiques latentes. Un match en un seul round mettant KO les possibilités d’émancipation personnelles et collectives qui lui sont inhérentes. Oui citoyen gamer, tes sous filent directement dans la poche de multinationales et cela doit cesser! Voulant libérer les jeux vidéo de la “dictature du divertissement” pour lui apporter de nouveaux champs de développement, notamment dans l’art et l’expression, telle est notre quête. A grands coups de petits jeux cyniques et critiques de la société de consommation et de l’organisation sociale, cette équipe d’artistes et de développeurs italiens ne manquent pas de culot. A l’actif de leur brainstorming anti brainwashing, ce petit Tamagotchi version Stakhanov : Ou comment gérer au mieux la productivité d’un ouvrier en équilibrant son sommeil (pour l’énergie) et son divertissement (Sainte Mère TV) afin d’optimiser les résultats de l’entreprise. Autre jeu un peu farfelu : dans une société où les relations sexuelles sont un ciment social, à la base du maintien de l’ordre et du calme, vous devrez feindre l’orgasme sans vous faire griller, pour maintenir la productivité de votre salarié de mari. Et enfin, au zénith de cet activisme décalé, le jeu vidéo McDonald’s. Votre but? Assurer la pérennité de l’entreprise, gérant l’ensemble de la production, des champs de maïs transgéniques aux comptoirs de vos fast-foods. Vos armes? Des bulldozers pour raser la forêt, des hormones pour vos bovins et la possibilité de couper la bouffe avec des déchets afin d’augmenter leur volume. Mais gare à la vache-folle! Des concepts efficaces, une critique décalée et humoristique, on prendra un malin plaisir à faire vivre le cercle vicieux. Ca ne vous donnera pas forcément envie d’aller choper un Big Mac, mais ça vous fera peut être cogiter un petit peu sur ce contexte. Et puis bon, des altermondialistes qui cassent rien et qui vous font rire c’est quand même plus sympa.

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PAR CLEMENT THIERY 02.07.2007

regarde.orgQuand Ken et ses amis asexués se la jouent activistes anti-bush, ça donne ça. Guerra de la Paz, studio concept éclectique porté par deux artistes américains 100% Cuba Libre, se veut être une critique de la société de consommation, de la guerre. Encore un projet lecapitalismeauxchiottesque anarchiste de jeunes artistes en mal d’inspiration? Pas vraiment. Alain Guerra et Neraldo de la Paz accusent 91 ans cumulés au compteur, et sont loins d’être des bleus dans le secteur et proposent ici une critique posée et intelligente. Un bon exemple de cette efficacité est la série de photos portant sur la guerre, mettant en scène des GIs au service de la Mère Consommation, bourrins sans neurones exarcerbant l’image de l’impérialisme américain. L’humour, omniprésent de par les situations et l’utilisation de poupées, fait prendre le recul nécessaire pour que la critique soit constructive. L’intitulé “Raising the Bar”, remplaçant l’élévation de la fameuse bannière étoilée d’Iwo Jima par un drapeau code-barres résume à la perfection l’esprit qui anime nos deux compères. Dans un tout autre esprit, les séries d’arbres faits de vêtements ou des portraits solennels de familles américaines faites de bric et de brox finiront d’achever le tableau. Leur tableau. Celui d’une amérique politiquement bancale, où la religion et le patriotisme exacerbés ne font qu’accentuer ce contraste entre ces belles photos de familles photoshopées et les horreurs commises par leurs pairs aux quatre coins du monde. A découvrir au plus vite. (Via trendsnow)

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PAR PIERRICK THEBAULT 04.06.2007

regarde.orgMode, SMS et activisme réunis dans un simple vêtement. Devenez un support publicitaire humain avec Reactee, le premier t-shirt « communicant ». Entièrement personnalisable, il permet en effet d’y intégrer un message accrocheur, suivi d’un mot clé, et d’un numéro de téléphone. Comme à la télé ou à la radio, les gens (en l’occurrence les passants à qui vous avez tapé dans l’œil) pourront envoyer un SMS à la plate-forme et recevoir des infos complémentaires, une annonce ou une adresse en retour. L’occasion pour beaucoup de freelances, créatifs, militants ou activistes de relayer leur message de manière originale, ou de partager du contenu. 25$ le t-shirt/service, ça ne fait effectivement pas très chère la campagne, pour peu que vous preniez les transports en commun. (via notcot)

PAR CLEMENT THIERY 11.05.2006

regarde.orgDe nos jours, les rebelles sont devenus des fiottes incapables de délabrer les bâtiments publics. Mais ils continuent malgrès tout à envahir nos villes. Leurs armes? Des diodes électro-luminescentes scotchées à des piles aimantées qu’ils balancent sur des surfaces metalliques. Prix du dispositif : de 60 cents à 1 euro l’unité. Et croyez moi ca fait du bruit. Entre flashmob et street art, les LED throwies sont jetées à la volée à l’occasion de LED Bombings. Ces rassemblements visent à illuminer et décorer toutes sortes de murs, facades, oeuvres d’art ou bâtiments publics aptes à aimanter les loupiotes. Développé par le Graffiti Search Lab, le concept de l’électro-graf est en pleine émergence dans la communauté artistique New Yorkaise. Si la démarche créative se fait dans un moment plus ou moins agressif, les conséquences, elles, en sont non destructives. Et c’est à priori un mot d’ordre pour le labo, qui se veut équipementier des nouveaux artistes et autres contestataires urbains. A nouvelle ère, dit nouveaux modes d’expression et de contestation. Et ca ne fait pas vraiment rire les autorités qui sont à cran depuis le 11 Septembre et leurs fameuses lois pour la “sécurité”. Bref, le concept fait parler de lui. Et les créateurs du labo ne s’arrêtent pas là. Non contents du succès rencontré par leurs petites lumières, ils développent des expériences en cascade, comme Free Borf ou encore Night Writers. Spontané, éphemère, abstrait, lumineux et amusant. Un graffiti dernier cri. Quelques images dans la suite.

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06/10 A suivre: l’actu en retard (2/3)
06/10 A suivre: l’actu en retard (1/3)
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07/06 A suivre : Amusement
21/04 Opto-Isolator: un oeil mécatronique
20/04 Des mots de passe visuels
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