Smoke Tree est une sculpture virtuelle de John Gerrard, qui n’a pas manqué de faire sensation au festival Ars Electronica. Imaginez un vieil arbre, sans la moindre feuille morte (ou vivante d’ailleurs) aux environs, qui aurait cru bon de produire du carbone. Une situation hypothétique, mais qui, part son rendu 3D temps réel, devient presque plausible. Le contraste avec le décor, une plaine pour le moins calme, est flagrant, et on ne se lasse pas d’examiner cette curiosité de la nature. Le boût de bois existe d’ailleurs vraiment, puisque l’artiste s’est inspiré d’un vieux chêne de la campagne irlandaise, où il a passé son enfance. Comme une sculture traditionnelle, le public est invité à tourner autour de cette « image objet », qui n’est que le premier travail d’une série à venir. La production 3D, signée Werner Potzelberger et Yama Vienna, rend en tout cas particulièrement crédible ce tableau évolutif. Une temporalité est d’ailleurs implémentée et se répercute sur la diffusion de la fumée. De jour comme de nuit, le résultat est bluffant (via wwmna).
On nous l’avait déjà chuchoté à Laval Virtuel, Virtools, récemment gobé par Dassault, revient avec une version 4 pleine de nouveautés. Comme on pouvait s’y attendre, le papa de Solidworks s’est efforcé de proposer un outil qui réponde mieux aux besoins de la visualisation industrielle. Virtools se retrouve ainsi naturellement au cœur de la politique « 3D for All » actuellement menée par le géant pour démocratiser la 3D. Bertrand Duplat, Président fondateur de Virtools, le confirme en tout cas en partie à travers une interview accordée à 3d-Test. Au programme des nouveautés, le support du format 3D XML issu des logiciels industriels tels que CATIA, Solidworks, ENOVIA, SIMULIA ou DELMIA. Après une moulinette semi-automatisée, il sera ainsi tout à fait possible de préparer vos modèles pour le temps réel, de bénéficier des shaders de Virtools, et de facilement mettre un produit dans son contexte. Le blabla marketing répond au doux nom de PCS (Product, Context, Scenario), et sera vendu à grands coups de bibliothèques de comportements. Outre le virage radical effectué au niveau du Virtools Player (remplacé par 3D office et 3D XE, deux nouvelles applications customizables et intégrable aux documents Office), on notera surtout le support de la console portable de Sony. Un pack dédié permettra en effet de développer sur PSP avec les comportements, le VSL (script textuel), et le SDK. Un jeu développé en ce moment par Leviathan pour Konami utiliserait déjà ce pack… Que les afficionados du homebrew ne s’emballent pas trop vite: il faudra une version « dev » de la console, en réseau avec Virtools, pour se lancer dans le moindre cmo. Une très bonne nouvelle pour les étudiants et les artistes interactifs, qui verront là une passerelle accessible vers le middleware. Pour plus de détails sur la features list, rendez-vous sur cette page.
Plantez les graines d’une forêt sonore interactive. Horreur, les hommes ont eu raison de la planète! Entre un sol dévasté, jonché d’objets abandonnés, seules traces de la civilisation humaine, et un climat pour le moins apocalyptique (red sun inside), il faudra vous ménager pour espérer ramener les choses à la normale. A peine entré dans cet environnement sombre, le visiteur perturbe l’espace et le transforme petit à petit. Un simple pas et voilà qu’il plante une graine. La plante apparaît, à sa manière, grandit, et recule, pour progressivement faire partie d’une forêt. Chacun des arbres produit un son, et l’ensemble se transforme alors en séquenceur géant, oscillant entre mélodie et capharnaum. Plus la flore grandira, plus la planète retrouvera sa vitalité! L’installation, visible jusqu’à demain soir au festival Scopitone jour de Nantes, vous immerge donc dans un univers 3D cartoon (et interactif) où le son occupe évidemment une place importante. Côté technique, chaque plante est donc chargée dynamiquement et aléatoirement sur le décor virtuel, en fonction de la place qu’occupe chaque personne dans la salle. Le déplacement est en fait déterminé par une série de capteurs de présence, dissimulés sous le parcours. Les données sont transmis en midi à Virtools qui fait tourner toute l’application. Le tout est projeté sur un écran de 6 mètres de long sur 2 mètres 30 de haut, et signé l‘école de design nantes atlantique (avec un coup de pouce de La Kitchen). Minimaliste et efficace, cette installation aura le mérite de séduire le grand public, en proposant une interaction immédiate et des effets visuels intéressants. A voir en streaming ou à télécharger sur notre ftp.
Un splash tout ce qu’il a de plus de banal. Une illustration en fond. Ouai, un portfolio quoi. Quelques clics…et là : BAM. Ce mec est un bourrin! Daniel Simon est le type de gars qui foutrait au chômage une promo entière d’une école de graphisme réputée. Ce touche à tout un peu spécial nous offre au travers de son book une vision globale de ses talents. Et quels talents… 3d, illustration, graphisme, photo… cet amateur de la palette graphique arrive à nous faire douter des technique employées pour ses créas. Au travers de véhicules très Quakiens, de concept cars qui feraient pâlir Pininfarina ou encore de créatures phéminines aux galbes … mmh bref, on en prend plein la gueule et on en redemande. Faut dire que le gaillard est passé par Lamborghini et Bugatti… On notera quand même une influence LucasArt nouvelle génération dans sa façon d’approcher les engins volants. Pas dénué d’humour, le type précise dans sa bio que l’année 2055 est pour lui un Game Over. Dans le même genre, les seuls awards dont il nous met au courant vont du concours de T-shirts mouillés à la victoire en course en sac. Bref, un extraterrestre comme on les aime et qui ne manquera pas de vous taper dans l’oeil. Vous connaissez la suite.
Laissez tomber la télécommande de la Wii, la révolution passe par le corps … tout entier. Animazoo, dont en parlait juste en dessous, est une boîte spécialisée dans la motion capture, qui commercialise des combinaisons complètes de reconnaissance de mouvements. Répondant au doux nom de « Gypsy », leur solution est déclinée en différents modèles plus ou moins lourds. On ne peut s’empêcher d’imaginer voir débarquer un l’exosquelette de jeu abordable ! En attendant de voir installer les premières salles-écrans (truffées de capteurs), les applications sont plus terre à terre : simulation bio-mécaniques, ergonomie humaine, restitutions de mouvements complexes (danses et cascades) pour l’industrie cinématrographique 3D ou encore animation en temps réel (show tv et autre Big Deal hi-tech). Dommage que les premières babes suréquipées n’étaient pas là pour se dandiner à Laval. Je ne sais pas pourquoi mais je sens monter quelques fantasmes geeks…