Microsoft encourage les rencontres sur le Xbox Live. Prévue pour début décembre, la prochaine mise à jour logicielle de la 360 transforme votre console en véritable outil de réseautage social. A l’instar des Myspace, Facebook et autres services web communautaires qui font fureur sur le web, il sera possible de rentrer en contact avec les amis de vos amis. Pour rappel, il fallait jusqu’à présent connaître le « gamer tag » d’une personne où la rencontrer lors d’une partie pour l’ajouter à sa liste d’amis. Une simple exploration de vos contacts suffira donc à présent à étendre votre réseau… Données interopérables obligent, cette buddy list améliorée sera à la fois accessible depuis l’interface de la console et depuis la plateforme web de la Xbox. La firme de Redmond devrait d’ailleurs très prochainement recycler ses « espaces MSN » pour concurrencer l’excellent « Steam Community ». Carte de joueur, collection de jeux, succès débloqués et hi-scores devraient donc bientôt s’agréger sur la toile autour des pages personnelles estampillées « Xbox Live». Définitivement en avance côté usages par rapport à ses concurrents, le constructeur américain, par cette petite fonctionnalité, pose la première brique de ce qui deviendra sans doute un réseau social international de joueurs. Déjà obligés de jouer avec de vrais gens en ligne, voilà que leur cyber-identité sera exhibée par Microsoft dans les jours à venir (trois niveaux de visibilité sont néanmoins prévus). La socialisation des gamers est en marche, on vous avait prévenus…
Votre courrier électronique n’aura jamais semblé aussi vivant. Imaginée par Carolin Horn à la fin de son « master of fine arts » au Dynamic Media Institute de Boston, « Anymails » est une petite application qui représente visuellement les e-mails présents dans votre boîte de réception. Particulièrement original, ce projet transforme vos messages en une tripotée de microbes colorés qui ne tarderont pas à s’animer sur un espace 2D épuré. Catégorisés en six « espèces » (famille et amis, école, travail, e-commerce, divers, spam), ces petits organismes évoluent donc en fonction de leur statuts (non lu, lu, répondu) et perdent progressivement poils et vigueur avec l’âge. Offrant une vision inédite des courriels, le soft propose plusieurs niveaux de filtrages et des outils qui permettront de réorganiser de nombreuses manières les bestioles à l’écran. Les modes d’interactions et de représentations ne sont d’ailleurs pas sans rappeler le travail de Jenova Chen qui proposait également une approche cellulaire et une physique d’attraction dans son jeu « Fl0w ». On retiendra surtout du travail de Carolin le parti pris d’une métaphore naturelle, visant à humaniser des technologies parfois abstraites. Avec ses sympathiques microbes, elle offre à l’utilisateur une expérience vivante, où ce dernier pourra observer, explorer et créer de l’information. « Anymails » développe effectivement une méthode sensible, parfois génératrice d’émotions, qui permettra en tout cas à certains de mieux appréhender le chaos de leur boîte de réception. Deux vidéos, un prototype (made in processing, codé par Florian Jenett ) et une excellente thèse sont à télécharger sur le site dédié au projet.

L’agence d’images en stock Masterfile ajoute un nouveau tarif pour les photos libres de droit en résolution Web. Pour la somme de 49 euros, pubards, graphistes et autres créateurs pourront donc piocher dans une banque de plus 900 000 images, et télécharger en quelques clics le cliché de leur choix. Capturées par des photographes professionnels, les photographies sont proposées dans une résolution de 72 dpi, pour une utilisation résolument « online ». Libres de droit, ces dernières pourront être librement utilisées, quelques que soient les projets, autant de fois que souhaité ! Masterfile permet donc aux créatifs de bénéficier d’images de qualité, sans avoir à faire de compromis. Bref, aucune raison de passer à côté de ce catalogue, accessible en ligne…
Post sponsorisé.
Valve surveille ses joueurs. Formidable plateforme de distribution en ligne, « Steam » est également un outil de monitoring qui enregistre le moindre de vos frags. On en parlait déjà à travers cet article, les développeurs ne manquent pas une occasion de garder un œil sur les joueurs connectés ! Aujourd’hui accessible en ligne, les statistiques générées sur Half Life épisode 2 nous éclairent donc un peu plus sur le type de données récupérées. On découvre sans surprise plusieurs diagrammes sur le temps d’utilisation (nombres d’heures nécessaires passées à finir le jeu, durée moyenne d’une session, durée totale passée sur le titre…) et le niveau de difficulté choisi, mais également des informations plus croustillantes sur les niveaux. On nous sert ainsi un « heat mapping » des morts suivant les différentes cartes, qui mettent en avant les zones difficiles du jeu. Complétées par des graphiques, ces cartes pourraient permettre aux développeurs d’équilibrer les différentes phases et éviter des frustrations récurrentes. En ajustant le gameplay en fonction de ce retour statistique, Valve doit néanmoins veiller à ne pas infantiliser sa série en la rendant plus facile d’accès au grand public. A l’heure des joueurs sans pitiés, ce système de tracking autorise donc les créateurs à corriger le tir après un passage en gold un peu précipité… Emprunté à la Xbox, le système d’ « achievements » intégré à Steam, est censé renforcer l’intérêt du jeu et prolonger la durée de vie du titre. Les résultats montrent pourtant que les joueurs sont loin de tous se prêter à ce genre de petits défis… Est-ce propre au genre FPS ? A découvrir donc, la section « Steam & game stats » du portail de Valve.
A l’heure où les japonais multiplient les projets de robotique anthropomorphique à faire flipper nos marmots, d’autres remettent en question la pertinence d’avoir des C3PO à la maison. Illustration faite avec le projet Take a Seat, qui part de constats simples : Les robots ont un sérieux problème d’image, et ce ne sont pas les nombreuses Å“uvres de SF post apocalyptiques terminatoresques qui viendront dire le contraire. Parallèlement à cette situation, notre rapport au mobilier est la plupart du temps à sens unique. En effet, mis à part le relent d’odeur de la bière renversée il y a deux semaines sur le canapé, ce dernier vous proposera des interactions plutôt limitées… C’est sur ces deux constatations que Jeste van Geest, étudiant à la Eindhoven Design Academy, offre un début de réponse… Take a Seat propose simplement à l’utilisateur de bénéficier d’un siège mobile et interactif, l’accompagnant dans ses déplacements au moyen d’une carte d’identification RFID. Le concept est actuellement testé à l’Openbare Bibliotheek Eindhoven et montre clairement les possibilités d’un tel dispositif : exit les crampes à force de lire debout, le siège suit de près l’utilisateur et lui offre des conditions de lecture décentes. Et pas besoin de le ramener, si vous sortez de la zone établie, il ira gentiment rejoindre son parc. En plus de cette utilisation personnalisée, chaque siège fait partie d’un environnement pervasif, permettant de les organiser et de les déplacer de manière globale, afin par exemple d’organiser une réunion, comme démontré dans la vidéo de présentation. Bref, une véritable réflexion sur la place de la robotique dans l’environnement quotidien, qui on l’imagine, ne manquera pas de se décliner pour des usages complètement différents. Nul doute que Take a Seat constituera une meilleure vision de la domotique que le four qui vous envoie un Sms pour vous prévenir qu’il est prêt à enfourner la pizza… Quelques images dans la suite.