« Integral », le dernier clip des Pet Shop Boys est truffé de codes barres visuels. Avec leur nouvelle vidéo activiste, jouant sur l’esthétique des QR codes, le duo britannique spécialiste de la new wave n’en finit plus de faire parler de lui. Critique directe des politiques de surveillance en tous genres, leur dernier morceau dénonce l’autoritarisme des partis travaillistes ! Souvent prétexte à un contrôle Orwellien des identités, le maintien de la sécurité nationale est également synonyme de bases de données un peu trop intrusives… Autoritaires, les paroles d’ « integral » flirtent donc avec un Stalinisme moderne que l’on retrouve injecté dans le concept du clip. Réalisé par « The Rumpus Room », ce dernier met en avant une vidéo « stop motion » composée de 2408 images retravaillées à la manière de QR Codes. Support de propagande, cette lucarne digne de Big Brother dissimule un peu plus d’une centaine d’URL, encodées sous forme de codes barres 2D. Très populaire au japon, cette technologie s’est imposée sur tous les supports publicitaires et constitue un excellent moyen de diffuser des données difficiles à retenir. Une fois décryptés via un logiciel installé sur votre téléphone portable, ces pictogrammes vous renverront donc vers de nombreux sites défenseurs des droits à la vie privée, des articles traitant des nouvelles mesures de surveillance ou encore vers la page de « Spook Country », le prochain romain de William Gibson. La liste est longue, et seule une cinquantaine d’adresses ont, pour l’heure, été relayées sur internet ! En s’appropriant une esthétique un peu rigide et inattendue, les Pet Shop Boys ont donc réussi leur pari : celui de promouvoir leur album tout en faisant passer leur message. Et tant pis si le clip a un air de déjà vu…
A voir: le clip complet, le stop motion tout seul, les frames du stop motion au format PDF.
Julian Oliver dévoile la pré-beta d’un « memory » spatial particulièrement innovant. Entre interface tangible et réalité augmentée, ce projet de jeu interactif utilise un cube dissimulant un véritable petit labyrinthe en 3D. A chacune des faces correspond une chambre, connectée aux autres par un réseau de portes et d’escaliers et qui ne sera révélée sur un écran que si vous présentez l’objet devant une caméra ! Votre mission ? Aider le pauvre avatar enfermé dans ce dédale à trouver son chemin… En faisant légèrement pivoter le cube dans un axe, vous pourrez progressivement mener le personnage de pièces en pièces. Voies sans issues, escaliers piégés (retour à la case départ) et limite de temps pimenteront certainement la partie et enrichissent un gameplay extrêmement basique, mais visiblement efficace. « LevelHead » superpose donc un environnement virtuel à la réalité, et propose une interface « cube » particulièrement simple à manipuler. Si le dispositif ne révolutionne pas le domaine de la réalité augmentée, il développe à moindre coût une interaction tangible cohérente avec le virtuel. Un simple cube tagué de différents motifs et un « eyetoy » suffisent au programme de ce spécialiste du game art pour reconnaître la position du contrôleur et déclencher les actions adéquates. Encore en développement, le jeu devrait comporter 5 niveaux, des pièges toujours plus vicieux et d’un support du multi-cubes! A découvrir en vidéo.
Illuminez votre univers de couleurs. Menant depuis plusieurs années une réflexion intéressante sur l’éclairage et l’usage de la lumière dans les produits multimédias, les designers de Philips dévoilent aujourd’hui une lampe d’intérieur personnalisable. Composée de 4 diodes électroluminescentes à intensité variable, cette dernière est en effet capable de composer 16 millions de couleurs différentes, pour mieux répondre à vos attentes. Ce petit luminaire sphérique permettra donc de créer très simplement une ambiance modulable au sein de l’habitat, et subtilement colorer votre univers. Couplée à une télécommande, cette petite lampe d’à peine 20 cm de haut, à la forme très organique, trouvera naturellement sa place au pied d’un mur. Philips joue une nouvelle fois sur l’approche sensorielle de l’environnement avec ce produit qui donnera sans doute un peu de couleur à vos souvenirs. Dédié aux adeptes du cocooning et aux serial lovers, « LivingColors » est dès à présent disponible au prix (fort) de 150 euros. Les plus sceptiques pourront tester la lampe en novembre au Salon Maison et Déco de Bruxelles ou arpenter les pages de Youtube.
Les experts de Canal Sat ont dû voir le pire avant de sélectionner le meilleur. Après le buzz « tout nu tv », le groupe dévoile une nouvelle « fausse chaîne » complètement décalée ! Dédiée aux compétitions de bilboquets, cette dernière aurait sans doute comblé les adeptes de ce sport d’adresse peu répandu dans nos contrées… Cette nouvelle vidéo, réalisée dans le cadre du lancement du nouveau bouquet, ajoute donc une dose de second degré au site de Canal, qui mérite par conséquent le coup d’œil… (post sponsorisé)
Faites chauffer le compte Paypal, regarde vous recommande le meilleur du geek ! Des trois livres prévus sur Processing, c’est celui d’Ira Greenberg qui débarque le premier dans les rayons. Intitulé « Processing : creative coding and computational art », cet ouvrage vous permettra d’apprendre le langage par l’exemple, à travers 840 pages. On y retrouve notamment un chapitre apparemment bien ficelé sur la programmation objet, ainsi qu’une partie très complète sur le mouvement (gravité, collision, etc). Casey Reas et Ben Fry signent quant à eux un « reference book » qui complètera de manière exhaustive la documentation proposée sur le site. Après la programmation graphique, apprenez à faire parler des objets avec « Making things talk : pratical methods for connecting physical objects» de Tom Igoe, édité dans la collection « Make ». On retrouve dans ce manuel visiblement bien ficelé une série de tutoriaux pour faire communiquer des interfaces tangibles du dimanche. Bref, le kit indispensable pour apprendre à dompter l’électronique et bidouiller sur différents protocoles. Arduino, Zigbee et Bluetooth au programme. Plus classique, « New Media Art », de Mark Tribe et Reen Jana, édité en français chez Taschen, se feuillette avec plaisir. Au sommaire, une trentaine de papiers sur les travaux d’artistes du numérique, également disponibles en ligne, sur ce wiki. Difficile de passer à côté de ce panorama, plutôt axé sur le net art, qui propose néanmoins une analyse suffisamment fines des projets.