Machiniclip Orc et riffs lourds. Après avoir signé un morceau de la bande originale de « Warcraft III: The Frozen Throne », l’improbable groupe de hard-rock formé par des salariés de Blizzard a gagné du level et revient sur le devant de la scène. « I am Murloc », le nouveau titre de « Level 70 Elite Tauren Chieftain » ravit évidemment les fanboys, mais secoue aussi l’internaute lambda. Il faut dire que le clip, entièrement tourné à partir de modèles 3D du jeu est un véritable petit bijou de machinima ! On y retrouve tous les membres du groupe, instruments inédits en mains, en pleine performance musicale. Elfes groupies et public multi-races en délire s’animent certes un peu mollement dans les arènes, mais le chanteur Orc du groupe n’en finit plus de crever l’écran sur un fond-psyché ultra-kitsch. Improbable fusion des genres, cette vidéo joue avec les codes des deux univers, tout en restant parfaitement crédible. Plus qu’un simple délire de développeurs, cet ovni machinimesque est donc largement supérieur aux productions amateurs du même genre, tant au niveau de la réalisation que du morceau en lui-même. Le cyber-groupe se matérialisera prochainement, l’espace d’un concert, pour la prochaine BlizzCon ! Les curieux se contenteront de la vidéo en HD, téléchargeable sur PC ou MAC, ou de la version streamée dispo dans la suite (via Ecrans).
Si à l’avenir, de petites bêbêtes commencent à vous courir le long du bras pendant un deathmatch d’Unreal, évitez d’appeler le psy de garde. Si vous n’êtes alors pas devant un ordinateur c’est que vous avez abusé des champis. Né du brainstorming boosté aux hormones du workshop Interactivos? (tenu au Medialb Madrid en Juin dernier) et réalisé par Chris Sugrue, Delicate Boundaries est un projet tout simplement magnifique. Utiliser le contact humain pour briser la barrière physique de l’ordinateur, et explorer les frontières entre les médiums réels et virtuels. Tel est le credo défendu par cette installation. A la base, un simple écran vous présente un essaim de créatures semblables à des bactéries, vivant et se mouvant dans l’espace clos de leur univers virtuel. Jusque là , rien de bien passionnant. Mais le moindre contact avec le moniteur amènera les organismes à se rapprocher de votre doigt… et de se mettre à courir sur votre main, votre bras… Cette fois ci, ce n’est plus explorer un univers numérique, mais bien devenir soit même un médium de découverte pour des entités intangibles. Côté technique l’installation reste simple : une caméra, un écran, un projecteur, le tout agrémenté d’un petit soft maison C++ powered et l’illusion est parfaite. Prenant la tendance de l’architecture interactive à contre-pied, Delicate Boundaries, ou “barrières sensibles” est inutile certes, mais possède un sens poétique exacerbé et se permet même de remettre en question notre rapport aux entités virtuelles. Et Chris Sugrue ne compte pas en rester là car il travaille actuellement sur l’implantation d’un univers sonore, sensé augmenter l’impression et l’illusion de contacts physiques. Bref un projet qui on s’en doute fera encore parler de lui, d’autant plus si on imagine les enfants qu’il pourrait engendrer dans le domaine de l’art numérique… Affaire à suivre… N’oubliez pas de jeter un coup d’oeil à la vidéo. (Via wmmna)
Pas d’update de ma part aujourd’hui, je monte jusqu’à la capitale pour participer à un workshop sur l’ergonomie et le gameplay des jeux vidéo, organisé par le laboratoire Lutin. De toutes manières, à part l’E3, l’actu n’est pas particulièrement excitante. Rendez-vous mardi pour un nouveau jeu indé à découvrir.
Le mois dernier, le New York Times remportait le premier prix du Yahoo ! Hack Day de Londres. Réalisée en une vingtaine d’heures par Nick Bilton et Michael Youn, cette application web boostée au mashup répond d’une manière originale à la question du continuum d’informations entre les supports. A l’heure des Smart Phones et autres portables Wifi, la communication PC <> téléphones reste encore un véritable calvaire pour l’utilisateur final, le plus souvent forcé de rompre avec sa sphère d’information dès lors qu’il passe en mobilité. Shifd se démarque des solutions existantes en proposant à ses utilisateurs de synchroniser les deux environnements via un dispositif RFID. Concrètement, la puce, collée sur la batterie du téléphone, est reconnue par un lecteur raccordé à l’ordinateur, lui-même capable de détecter le statut de l’utilisateur… Via une interface web, ce dernier peut facilement ajouter des flux RSS, des notes, ou des plans, et moduler le niveau de données qu’il souhaite transférer sur son téléphone. A peine sorti, il reçoit par SMS l’adresse de sa page Shifd, optimisée pour un affichage mobile sur laquel il y retrouvera son contenu et ses news. De retour sur son poste de travail, l’application chargera automatiquement les nouvelles qui l’auront intéressé, sans manipulation supplémentaire à effectuer. Plutôt qu’un long discours, je vous invite à découvrir ces nouveaux usages en vidéo! Si ce type de solution reste aujourd’hui un peu lourd à mettre en place, on apprécie le détournement d’une technologie émergente, qui se pose ici comme une alternative intéressante à un Bluetooth plutôt difficile à connecter. Exit les softs dédiés à chaque modèles de téléphone, la transition se fait de manière relativement fluide, sans consommation de batterie supplémentaire. Première étape sur le chemin de l’ubiquitous computing, le RFID pourrait effectivement rapidement envahir nos objets du quotidien, et notre matériel hi-tech… Ce hack d’une nuit serait-il visionnaire?
Pas moins de 4 nouveaux périphériques pour la Wii ont été dévoilés aujourd’hui à l’E3. Outre la Les Paul sans fil livrée avec le prochain Guitar Hero, ou le volant du Mario Kart Wii, Nintendo propose un autre gadget en plastique, cette fois-ci dédié aux FPS. La Wiimote et le Nunchuk viennent naturellement sur clipper sur ce fusil automatique qui permet d’utiliser la gâchette tout en accédant au joystick analogique. Le « Wii Zapper », devrait donc débarquer avec des titres de shoots sur rails (Resident Evil: Umbrella Chronicles ou Ghost Squad), mais aussi avec des FPS classiques comme Medal of Honor. Exit les doomlikes foireux au pad, ce nouvel accessoire, couplé aux capteurs des contrôleurs de la Wii, pourrait bien révolutionner le gameplay de ce genre de titres. Dans un tout autre registre, c’est la « Wii Balance » (nom provisoire), qui aura fait sensation lors de la conférence de presse. Et pour cause, il s’agit d’un pèse-personne interactif, imaginé par Miyamoto himself ! « WiiFit », premier titre à l’utiliser, joue la carte du « healthcare » en proposant une série d’exercices et de mini-jeux pour entretenir son corps. Accessibles au plus grand nombre, le stretching et le yoga devraient séduire les non-joueurs et venir compléter la propagande actuelle de l’état sur la question de la malnutrition. Résolument tournée vers les « jeux-outils », la stratégie de Nintendo semble marquée par l’expérimentation. Espérons que le public sera assez convaincu pour multiplier les achats de périphériques…