On se met en veille jusqu’à début août, alors profitez en pour épluchez nos archives (allez, avouez que vous n’avez pas lu jusqu’au bout un de nos articles) ! On compte sur vous pour revenir nous lire!
Le jour où vous croiserez une sphère d’un mètre soixante bardée d’écrans rouler dans la rue, ne regardez surtout pas en sa direction : elle est invisible. Si si, approchez vous un peu… Tout droit sortie de l’imagination délirante de Jonathan Schipper, Invisible Sphere interroge. Eloge de la mobilité des périphériques de surveillance à la Big Brother? Nouvel attirail matrixien ? Version électronique du final de Critters 2? Non non, on vous l’a déjà dit : cette sphère est invisible! Son secret? Etre composée de 215 moniteurs affichant grâce à autant de caméras, l’angle qui leur est directement opposé. Simple. Magique. Vous aurez l’impression de regarder au travers, si vous arrivez à faire abstraction de la structure qui vous fait face. Chose intéressante, la sphère est mobile, et peut être déplacée un peu partout en roulant. On appréciera le côté archaïque du montage, directement opposé à l’omniprésence auquel il fait référence. They’re watching you. Quelques images dans la suite. (Via infosthetics)
Le camembert du webdesign moderne.
Une partie de freesbee en aveugle? Imaginée et réalisée par Jean-Christophe Naour et Jules Leclerc, deux étudiants de l’école de design, cette installation pose enfin la question du jeu pour les malvoyants. Il ne s’agit pas ici d’adapter un titre existant pour le rendre accessible aux aveugles, mais bien de développer un concept entièrement pensé pour ses utilisateurs. Exit la 3D, les images passent, pour le coup, complètement à la trappe, pour mieux titiller vos oreilles. Catch & Launch est donc un jeu entièrement sonore, qui plongera n’importe quel individu dans le noir. Un casque/lunettes sur la tête, confortablement installé sur un fauteuil, vous allez devoir entamer une bataille contre votre adversaire, équipé du même matériel. Une voix synthétisée ne tarde pas à vous dicter les consignes: grouillez vous de rattraper le freesbee virtuel balancé par l’ennemi. Tendez l’oreille et faites pivoter votre assise pour vous placer dans la bonne direction. Un signal sonore tend en effet à se rapprocher de vous, mais pourrait bien vous louper. Une fois que le son vous fait face, activez le bouton placé sur le repose poignet, et c’est gagné. Vous pourrez alors à votre tour renvoyer le freesbee dans la direction de votre choix pour mieux piéger votre compagnon de jeu. Codé en Director, l’installation, extrêmement bien conçue, joue parfaitement avec l’angle des fauteuils et propose une expérience inédite. Déroutante et faisant appel à toute votre attention, elle pose un gameplay simple et addictif. La partie gagnerait à être plus speed (voire avec plusieurs objets à intercepter), mais on ne doute pas que l’application évoluera dans les prochains moins. A voir d’urgence jusqu’au 10 septembre, au lieu unique (nantes), dans le cadre de l’exposition European way(s) of life du cycle Intelligence design.
On aime le lubrifiant.