Les visiteurs du CyberSonica 2006 ont eu la chance d’expérimenter le dessin par la voix. Inspiré par la celèbre ardoise magique (Etch-A-Sketch en anglais), ce projet, à l’origine du groupe A Toy Factory réagit effectivement avec le son émis par les utilisateurs. La grosse boîte noire, équipée d’un écran et de quatre micros, va enregistrer les signaux sonores et les retranscrire sur lécran, dans un premier temps en 2 dimensions. L’affaire se mouline en temps réel, puisque le volume définit des variables de verticalité ou d’horizontalité, et que le pitch influe sur la profondeur. La representation graphique est certes limitée à des traits et à une projection en perspective, mais après quelques instants, l’ordinateur prend le relai et calcule le dessin en 3D. Il est alors grand temps de porter les très belles lunettes anaglyphes (vous savez, les même montures en papier verte et rouge qui vous servent à observer des dinosaures en relief) pour apprécier le résultat. Seulki Kang et Kenichi Okada, à l’origine d’EtchAsound, mettent donc l’accent sur la voix, l’une des caractéristiques les plus significatives de l’identité d’un homme. Laissez tomber les crayons, les cordes vocales jouent ici le rôle de la main. La preuve en images. A vos vocalises… (merci Olivier)
Si un jour dans un musée, vous vous retrouvez poursuivi par un cercle bizarre, ne prenez pas peur. A l’origine du projet, deux étudiants de l’Université des Arts de Berlin, Jeffrey Gold et Oliver Ellger. Répondant au doux nom de Ipunkt, Ce projet a pour but le développement de systèmes d’orientation virtuels et personnels au sein d’espaces publics. A l’origine du développement, la simple observation que la recherche des toilettes dans un lieu public devient vite un parcours du combattant pour certains lambdas. Solution? Développer à la manière d’un HUD un outil visuel numérique qui vous accompagnera au cours de votre périple. Détectant la position individuelle des quidams, le système projette autour de l’utilisateur un cercle d’outils de déplacement. Bureaux, expositions, toilettes ou encore personnes physiques, le compas est capable de vous indiquer à peu près n’importe quoi. Et n’importe qui. Eh non, vous ne pourrez plus larguer mémé dans la grande galerie. Les codes couleurs sont simples, à l’instar de la prise en main, très intuitive. Pour mieux s’en rendre compte, une petite vidéo ici. Pour l’instant à l’état de prototype, on ne manquera pas de garder un oeil sur ce projet via le blog. Keep watchin’ guys. Quelques images dans la suite. (Via wmmna)
Cette semaine, c’est donc Konect, qui est à l’honneur des découvertes. Créateur ? Keffer, de son surnom. Et sous ce pseudo se cache un frenchie plutôt doué. Non vous ne rêvez pas il n’a que 21 ans. Et sacrément doué pour son âge. Son book n’est pas vraiment ridicule, et le bonhomme s’illustre tant dans les arts picturaux classiques (peinture, photo), que dans les arts numériques. Affiches, covers, logos, websites… Pas mal de casquettes qu’il réussit à maintenir à un bon niveau. Keffer n’a pas vraiment de griffe, contrairement à Moon par exemple, mais a une capacité d’adaptation stylistique non négligeable. Moderne, tendances old school par ci par là , il évite de peu l’écueil du hype. Cheval de bataille et fil conducteur de Konect, la série des chantiers vivants, sorte de réflexion urbaine à la limite de l’art. Coup de cœur de la visite ? Les « GRNOUYE » qui se balladent un peu partout sur les murs de Paris. On aime. N’oubliez pas de faire un tour sur son blog. Quelques images dans la suite.
Des footballeuses hargneuses asiatiques en maillot de bain (et grandes chaussettes).
SinkMyShip, une bataille navale en Ajax.