On vous servait déjà le mois dernier des scans de publicités en rapport avec tout plein de vieux jeux pc, et bien en voilà 100 de plus. C’est la rubrique vielleries qui se régale, à croire que le retro-vintage est à la mode en ce moment. Numlok ne lésine donc pas sur la quantité avec ce set de photos flickr qui devrait ravir les nostalgiques. Au programme des pubs, des guides, des pages de magazines qui risquent de vous surprendre. C’est quand même fou de voir les effets très très particuliers (mais vraiment) que pouvaient procurer une simple partie au siècle dernier. C’est aussi l’empire des accessoires indispensable, avec les prémices d’internet, du sans-fil, de l’ergonomie idéale (sisi), de la reconnaissance vocale, du tapis “sans les mains” et du plug & play. Et oui, c’était l’époque d’Atari, Intellivision,Vectrex, Coleco Vision, Ultravision, Spectra video, Amiga, celle où les frères Parkers ne faisaient pas que du Monopoly, mais aussi des jeux vidéos. Tout plein de curiosités à re-découvrir. N’oubliez pas, les mimes aiment les vaisseaux spaciaux.
La nouvelle production signée Friedrich Kirschner vient de sortir, elle empoche au passage deux récompenses. L’une des grandes figures de la scène machinima (Section 9, The Tournament, The Journey et bientôt Boc Block, une performance machinimiste live) a en effet fait sensation au dernier Machinima Film Festival. Et pour cause, le design est original et la performance technique est incontestable. C’est simple, Person 2184 risque de se placer parmis les meilleures machinimas artistiques. Epaulé par Sebastian Zangar côté design sonore, le père Kirschner continue sur sa lancée et développe une nouvelle fois une esthétique travaillée et un univers poétique particulier. Décors contrastés, prédominance du noir et blanc, mouvements, saccadés, pas de doute, on à bien affaire au même virtuose de la machinima. Cette fois ci, on découvre un environnement urbain pas si loin de notre époque, qui tend légèrement vers le cyber-punk. Les médias sont omniprésents, les individus cultivent la solitude, et je ne peux m’empecher de comparer mon ressenti à ce qu’engendrait déjà Ghost in the Shell à l’époque. C’est bien simple, Unreal Tournament 2004 est méconnaissable. Là encore, la bête se lance en temps réel, on ne vous sert pas du média ultra-retouchée sous After Affect. Person 2184 est un conte visuel en trois volets, dont déjà deux sont disponibles. Une pure merveille à télécharger ici en version vidéo pour le premier épisode, et ici, pour le deuxième (cliquez droit). “Nous interrompons votre programme pour un message visuel. Qui sait, peut être que vous n’aurez même plus envie de régler de nouveau votre poste.”
Avant de vous mettre sous le nez les dernières productions, on aurait dû commencer par vous montrer Bot, l’actuel Citizen Kane des machinimas. S’il est difficile de savoir qui se cache derrière le nom DigitalYolk, toujours est il que leur bébé, réalisé dans le cadre du concours Make Something Unreal( lancé par Epic l’année dernière), est une vraie réussite. Vous ne serez pas non plus surpris d’apprendre ce grand classique de l’animation 3D temps réel a été classé 2ème de cette énorme et lucrative compétition (pour rappel, c’était Friedrich Krischner qui empochait les 50 000 dollars de la première place). Entièrement réalisé avec le moteur d’Unreal Tournament 2004, Bot nous confronte à l’étrange destin d’un robot, conçu pour combattre, qui va devoir remettre en question sa raison d’être. Nous voilà donc plongés dans l’envers du décor d’une partie de deathmath (match à mort), et plus précisément justee avant le spawn de ces entités normalement conditionnées pour la destruction. Ce qui sortait du néant numérique prend ici une toute autre réalité et c’est toute une logique et un univers fascinant qui sont dévoilés. Le rythme lent, appuyé par des musiques envoutantes, assoit une situation ambigüe et un début de prise de conscience (de sentiments?) dont la progression est parfaitement maîtrisée. Rien à redire sur les décors, les modèles et les effets visuels, on reste bluffés de savoir que le film est lancé directement dans le jeu, sans aucune capture vidéo ou montage préalable. Si vous doutez du résultat et du scripting des caméras, sachez que le générique est là pour couper court à toute remarque désagréable. Difficile de trouver le point noir, Bot fricotte avec la perfection. Un délice à télécharger d’urgence.