Avant de vous mettre sous le nez les dernières productions, on aurait dû commencer par vous montrer Bot, l’actuel Citizen Kane des machinimas. S’il est difficile de savoir qui se cache derrière le nom DigitalYolk, toujours est il que leur bébé, réalisé dans le cadre du concours Make Something Unreal( lancé par Epic l’année dernière), est une vraie réussite. Vous ne serez pas non plus surpris d’apprendre ce grand classique de l’animation 3D temps réel a été classé 2ème de cette énorme et lucrative compétition (pour rappel, c’était Friedrich Krischner qui empochait les 50 000 dollars de la première place). Entièrement réalisé avec le moteur d’Unreal Tournament 2004, Bot nous confronte à l’étrange destin d’un robot, conçu pour combattre, qui va devoir remettre en question sa raison d’être. Nous voilà donc plongés dans l’envers du décor d’une partie de deathmath (match à mort), et plus précisément justee avant le spawn de ces entités normalement conditionnées pour la destruction. Ce qui sortait du néant numérique prend ici une toute autre réalité et c’est toute une logique et un univers fascinant qui sont dévoilés. Le rythme lent, appuyé par des musiques envoutantes, assoit une situation ambigüe et un début de prise de conscience (de sentiments?) dont la progression est parfaitement maîtrisée. Rien à redire sur les décors, les modèles et les effets visuels, on reste bluffés de savoir que le film est lancé directement dans le jeu, sans aucune capture vidéo ou montage préalable. Si vous doutez du résultat et du scripting des caméras, sachez que le générique est là pour couper court à toute remarque désagréable. Difficile de trouver le point noir, Bot fricotte avec la perfection. Un délice à télécharger d’urgence.
Que d’éloges pour ce film, j’en suis bouche bée. Pourtant il me semble être aussi inventif qu’une liste de prisunic. La musique appuie très très fort la mélancolie (pour aider le spectateur sinon il se rend pas compte de la détresse du robot, c’est con un spectateur), les mouvements de caméra sont quasi exclusivelent des pano et des zoom. Sans compter les symboles lourdingue (un autre robot un peu fou a dessiné sur les murs, on voit ça dans tous les films où il y a des fous). Alors, non, Bot n’est pas un chef d’oeuvre, c’est un “machin mou” et Orson Welles ne mérite pas d’être comparé à ceux qui ont commis Bot.
Ne perd pas de vue que cette réalisation est une machinima, qu’elle tourne en temps réel et que tout est donc scripté selon les possibilités du moteur! Ce qui n’était pas forcément clair, c’est que mon point de vue, comme à chaque critique de court, se restreint à la micro-communauté “machinima” et ne se nourrit que de comparaisons vis à vis d’autres projets similaires. Je ne souhaite pas pour ma part comparer une machinima à un film live, la démarche me semble totalité différente, et les moyens mis à disposition radicalement plus limités (contre toute attente). Mais tout ça, on aura l’occasion d’en reparler prochainement! Sinon je l’avoue, la référence à Welles était plus annecdotique qu’autre chose
comment ça elle tourne en temps réel ?
sur la page download, on me dit que je dois posséder windows media player !!!
tant pis pour moi, je n’ai qu’un Linux.
c’est une séquence scripté qui tourne ingame, qui a ici été enregistrées via fraps (je suppose).