C’est la période des rendus à ledna, du coup on a plus trop le temps libre. On essaie de mettre à jour la bête demain.
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Décidemment, la dernière console de Sony créé un véritable buzz créatif! C’est le Woostyer Collective, un groupe populaire de taggers made in USA, qui tirait la sonette d’alarme il y a quelques semaines: Sony paierait des gens pour graffer la console sur les murs! Comme si on avait déjà pas assez des campagnes à foison dans la presse et sur le net, voilà que la petite portable débarque en dehors des panneaux d’affichages. Un péquin a même été pris en flagrant délit de graffiti avec un modèle à la main. Etrange non? Sony dément officiellement, mais ce serait quand même un peu bizarre, que sur la côte Est et la côte Ouest, deux mecs aient l’idée de graffer un gamin jouant sur sa PSP, au même moment non? Dans un autre genre, la PSP se veut vecteur de projets pour étudiants en mal de concepts. En témoignent les étudiants du Royal College of Art Sculpture qui ont réalisé des statues creuses, imitant les différentes positions qu’adopte un joueur PSP en plein carnage. On peut même s’y planquer, et sortir sa console. Excellent. Mais l’histoire ne s’arrête pas là . La console se veut aussi support d’art contemporain. La marque a ainsi démarché des artistes du Danemark, de Finlande, de Suède et de Norvège pour réaliser des productions à afficher sur la PSP. Ces oeuvres sont dispo sur cette galerie interactive, qui est ma foi une belle réalisation. La console s’affirme de plus en plus comme un support multimédia pour adulte, et non un simple jouet pour ado. L’entertainement by Sony prendrait-il alors un tout autre sens, que celui que l’on connaissait jusqu’à présent? Bientôt le GPS avec la carte des musées (à moins que la visite se fasse via le petit écran tout large?) (via gamer.fr).
I-mockery voit du cul partout, et en particulier dans les jeux vidéo. Le sexe vend, et l’érotisme torride s’invite petit à petit dans les productions vidéo-ludiques (vous avez dit Dead or Alive Xtreme Beach Volleyball et BMX XXX?). Petites culottes par-ci, boût de sein par là , pas besoin d’avoir des jumelles pour aperçevoir les polygones cochons en question de nos jours. On ne peut pas en dire autant des ancêtres pixelleux, qui cultivaient eux aussi, leur petit grain de folie. Il faut certes avoir l’esprit (complètement) déplacé pour réperer les cas de flagrants délits (qui ne sont visibles parfois que quelques secondes), mais on ne peut pas non nier plus l’évidence. Voici donc le guide qui dresse la liste d’un peu moins de 30 vieux jeux aux passages suggestifs voire obscènes. C’est complètement barré et tiré par les cheuveux, mais il faut avouer que certains titres sont pour le moins étranges. Indispensable.
Flipbook propose plus de 2900 flick books datant de 1882 à nos jours. Vous avez sûrement dû vous retrouver face à ces sortes de petits carnets épaix qu’on achète lorsqu’on a vraiment pas d’idée de cadeau. Aussi connus sous le nom de “folioscopes”, ils emprisonnent une courte séquence de dessin animé, souvent humoristique ou insolite. Pour la faire apparaître, il suffit de feuilleter à toute vitesse cette réunion d’images assemblées! Le tout donne alors une impression de mouvement sans l’aide d’une machine (deux mains sont quand même nécessaires). Si aujourd’hui ils ont presque quasiement disparu (on en trouve encore à la Fnac au rayon bande dessinée), ils étaient autrefois à l’origine d’un véritable engouement. FlipBook est entièrement dédié à cette forme artistique à mi-chemin entre livre et cinéma et archive une quantité impressionnante d’exemple. A chaque fois, on a droit à la couverture, tout un tas d’infos et parfois et à un .swf du petit bouquin en action. Les thèmes sont vraiment variés, on passe du livre d’artiste à la promo de films, en passant par le guide des positions sexuelles et par des joueurs de baseball en action. Perdez quelques minutes à fouiller via la page de recherche (par genres), vous serez sans doute surpris par la richesse du support et ses dérives. Et oui, en 2000, on nous refourguait encore des flick book à découper et à coller sur vos agendas. A ne pas manquer également, l’historique.
Envisager les jeux vidéo d’un point de vue esthétique, les appréhender comme oeuvres d’art, n’a rien d’un projet étrange ou audacieux. L’impulsion et les tentatives en ce sens sont nombreuses, afin de permettre à cette forme de création particulièrement populaire et industrielle d’accéder au statut artistique. Que ce soient des initiatives individuelles, blogs, articles, ou bien collectives, universitaires, ou encore quand le journalisme s’y intéresse, d’emblée les jeux vidéo sont considérés, parfois même seulement implicitement, comme esthétiquement valables ou, du moins, intéressants. Les articles tâchant de considérer les jeux comme des oeuvres sont légion, mais bien peu posent la question de la raison d’une telle reconnaissance, et encore moins les moyens d’une esthétique des jeux vidéo. Le plus souvent, on fait comme si la question était de faire accéder les jeux à un statut de légitimité, à une maturité, les faire reconnaître comme artistiques. Et on fait comme si les jeux se subsumaient alors sous cette catégorie préexistante, sans la modifier, en en acceptant les notions “établies” pour la peinture ou le cinéma. Découvrez la première partie d’une reflexion menée par Constantin Dubois.