Entre barbe à papa, ours en guimauve et bubblegum, les travaux Etsu Meusy reflètent les rêves de petites filles. Cet univers marqué par la nostalgie de l’enfance, on le retrouve presque partout à travers les illustrations et compositions de cette jeune femme d’origine japonaise. Après un passage par la Suisse, la Nouvelle-Zélande et Hawaï, où elle a étudié la peinture et la conception graphique, elle se pose finalement à Vancouver au Candaa. Fakecake, son portfolio, nous laisse entrevoir quelques unes de ses créations réalisées pour les magazines Nylon, Tokion, ou encore Yen. Ses glaces à la crême, ses patineurs sur glace et ses arcs en ciels, on le retrouve aussi dans des compositions toujours très légères et colorées, publiées dans les recueils Neomu et Faesthetic. Des sucreries envoutantes à dévorer avec les yeux.
Youpi, c’est l’année du Brésil, la RATP organise une mini-exposition sur le thème des favelas en plein coeur de la station du Luxembourg (RER B). Rappelez vous, on avait déjà retrouvé des morçeaux de developpement durable qui squattaient cette gare (où transitent quand même 6 millions de voyageurs), il y a quelques temps. Cette fois ci le public est convié à pénétrer et à comprendre l’univers et la richesse des favelas à travers une fresque (immense) d’une des toutes premières favelas de Rio : Morro Da Providencia. L’ONG Enda Brasil et trois jeunes architectes de Rio de Janero sont donc à l’origine d’un collage photographique de 6m par 16m sur lequel sont superposés des commentaires, des témoignages et des images fortes.
L’enjeu de l’expo, au delà de la découverte des conditions de vie, est bien sûr de promouvoir la qualité culturelle et la richesse humaine que représentent l’univers des favelas. Si le Brésil a longtemps essayé d’enrayer le phénomène en cherchant à les faire disparaître, la tendance est aujourd’hui plutôt à l’intégration et à la reconnaissance. Cet intérêt social et culturel est d’ailleurs l’une des pistes mise en avant pour viabiliser ces zones urbaines marquées par la pauvreté.
“Favelité” est en place depuis le 23 septembre et visible en ligne pour ceux qui n’habitent pas la capitale. Un travail intéressant, sans prétention, mais de qualité. Bref, à voir.
NodeBox est un peu la nouvelle version de DrawBot, le projet open-source conçu par Just Van Rossum de LettError. Cette application pour MacOSX, sorte de Processing amputé de son interactivité, est un environnement de programmation qui permettra aux designers de produire des graphismes bidimensiels, uniquement via des scripts en languages python. En proposant l’import de fichier illustrator, l’export en .pdf et .mov, et des outils d’automatisation des tâches, Frederik De Bleser, auteur du projet, s’assure une communauté active et avide d’expérimentation. NodeBox est très bien documenté et disponible par ici. Un must try pour tous les possesseurs de Mac. Les autres se contenteront de la mini galerie.
ARENAE est un reportage photo de Marco Cadioli un peu particulier, et pour cause, il ne s’agit que de captures choisies de jeux massivements multi-joueurs. A la manière des dramatiques 35mm en noir et blanc souvent utilisées par les photographes pour des scènes de guerre, l’italien a pénétré ces arènes virtuelles pour prendre ses clichés. Aidé par des spécialistes du jeu, il a essayé de capter les règles propre à ces univers, les visages des combattants, les corps des blessés, les scénarios de combat… Ca peut paraître un peu risible, mais tout ça fait partie du projet Internet Landscape qui vise à présenter une série de reportages sur les paysages internes à la toile. Les captures un peu laides de Counter-Strike, Quake 3 et RTCW: Ennemy Territory sont visibles par ici. Les curieux iront faire un tour, les autres retourneront jouer.
Derek Lerner gribouille sur des documents financiers, dessine des petits carrés, dresse des schémas compliqués, et le fait drôlement bien.. Des compositions très géométriques mais pas moins dynamiques pour ce graphiste New Yorkais de 31 ans, qui apprécie tout particulièrement la naissance d’un certain chaos croissant (mais contrôlé) sur des supports pour le moins insolites. Des travaux pleins de rigueur, où le texte et la typo deviennent souvent des éléments graphiques et sources de détails. L’esthétique schématique par excellence? Un portfolio à visiter avec intérêt, jusqu’aux archives.