Autant j’étais un peu réticant à acheter Collekto, autant cette fois je n’ai pas pu résister devant la bible iconoclastique qu’est Pictoplasma volume 2. Pour 50€, Peter Thaller vous offre 216 pages des meilleurs petits personnages pictorizés.
Le volume 1 avait fait un tabac, et tous les participants du premier volet (des designers de talents issus du monde entier) se sont une nouvelle fois retrouvés au sein de la conférence Pictoplasma de Berlin. La séquelle est loin de decevoir, puisqu’elle recèle de trésors graphiques touchant de près comme de loin les différents domaines de la communication visuelle. C’est ainsi que l’on retrouve sans grande surprise toute la culture visuelle asiatique très présente dans l’art, le packaging et l’entertainment. Ce recueil du character design, recensant plus de 9000 petits personnages, jouets, tags, dessins, jongle entre les styles et les techniques. Un ouvrage coloré et très classe, où l’on découvre un nouvel univers à chaque page et qu’on ne se lasse pas de feuilleter.
[...] à mettre des mascottes débiles un peu partout (vous n’avez pas encore foncés sur Pictoplasma?) sur leurs emballages. Le ridicule se mêle au mign [...]
surtout en édition limité,surtout,surtout….
un bout de plastique en on fait du fric,il faut le faire faire ou le faire signer par une célébrité du moment et y’a bon les sous sans trop d’efforts et sans scrupules. au fait la sructure est-elle fabriquée par les petires chinoises parquées comme du bétail ou elles dorment à 15 dans 5m carré- mais c’est vrai c’est de l’ART alors…..
michel, tes critiques des « designers’ toys » sont véridiques, néanmoins le débat est un peu hors sujet sur ce post, étant donné que Pictoplasma traite avant tout du character design. Certes, on trouve quelques toyz à travers les pages ce bouquin, mais celà reste avant tout du perso « mignon », pas spécialement destiné à l’industrie du plastoc.
Pour le reste, les designers et graphistes se remplissent effectivement les poches, mais tu ne parles pas de toute la scène custom de toyz ou de sneakers qui fait partie du mouvement. C’est à mon sens une déclinaison 3D du graff, et finalement une manifestation de l’élitisme qui peut reigner dans ces milieux de l’imagerie « street » et « underground ».